Attends de voir Rocco et les sex mercenairesSamReVolt a écrit :Découvert sur Arte en février 2003.
Cher d'oeuvre absolu, le plus beau film du monde doublé de la plus grosse baffe cinéphilique que je me suis prise.
Barry Lyndon
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- Dragonball
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Re: Barry Lyndon
Spoilers.
Que beaucoup aiment, voir adore "Barry Lyndon", jusqu'a le qualifier de chef d'oeuvre, je peux le comprendre. Par contre, qu'il se trouve si peu de personne pour émettre la moindre réserve sur le film, ça, je le comprend beaucoup moins !
Car si le film de Kubrick est assurément une oeuvre extrêmement soignée, il lui manque selon moi un certains souffle tragique qui rend le film particulièrement désincarné !
C'est d'ailleurs une chose que je reprocherais à un autres film considéré comme une chef d'oeuvre : Les Moissons du ciel de Terrence Mallick
Dans les 2 cas, ce n'est pas la technique qui est en cause, mais principalement l'interprétation, et des failles eucharistiques parfois assez gênante.
Car des mouvements de caméras subtils, une reconstitution minutieuse ou une photographie magnifique ne remplaceront jamais (totalement) la puissance émotionnelle pouvant être dégagé par un acteur ou une actrice.
Ainsi, dans Barry Lyndon, je trouve que l'interprétation ultra froide (Mais c'était peut être voulu par Kubrick !) de Ryan O'neal pose problème.
L'acteur d'abord présenté comme une sorte d'exalté incapable de se controler, traverse dès le début de son exil le film comme une sorte de fantôme, ou quasiment jamais un sentiment, bon ou mauvais, ne transparait. Il est sensé être d'une ambition sans limite, mais sa progression dans la société semble au final se faire plus par le hasard que par une réel volonté de monter un à un les échelons de la société.
Dans ce contexte, ce n'est pas un hasard si les scènes les plus forte du film sont de mon point de vue celle ou Ryan O'Neal exprime ses émotions et cesse d'avoir l'air d'être une bête à sang froid, notamment quand il perd son "mentor" anglais, la scène ou il vielle son fils (Sans aucun doute la scène la plus forte et la plus émouvante du films) et dans une moindre mesure lorsqu'il se retrouve face à l'irlandais qu'il est sensé espionné, quoique cette scène entre en contradiction avec la volonté de puissance qui est sensé habité Barry Lyndon !
Niveau scénario, outre certaines ellipse, on comprends tout de même assez mal la disparition totale du personnage de sa cousine, alors que celle ci semble être la base de toute l'histoire !
Toute la partie avec sa femme est elle aussi un peu étrange, même si la scène ou celui ci refuse d'éteindre sa pipe juste après le mariage en dit long sur les motivations du personnage.
Bref, le problème n'est pas que je n'ai pas aimé le film, loin de là, et peut être que moi aussi j'irais crier au chef d'oeuvre dans quelques temps (Je trouve les quelques scènes du films que j'ai précédemment cité absolument sublime et la lumière, la musique sont magnifique !) mais j'ai un peu de mal devant cette quasi humanité, et comme souvent, je me dit que si le film n'avait pas été réalisé par Kubrick, les avis seraient probablement beaucoup plus tranchés !
Que beaucoup aiment, voir adore "Barry Lyndon", jusqu'a le qualifier de chef d'oeuvre, je peux le comprendre. Par contre, qu'il se trouve si peu de personne pour émettre la moindre réserve sur le film, ça, je le comprend beaucoup moins !
Car si le film de Kubrick est assurément une oeuvre extrêmement soignée, il lui manque selon moi un certains souffle tragique qui rend le film particulièrement désincarné !
C'est d'ailleurs une chose que je reprocherais à un autres film considéré comme une chef d'oeuvre : Les Moissons du ciel de Terrence Mallick
Dans les 2 cas, ce n'est pas la technique qui est en cause, mais principalement l'interprétation, et des failles eucharistiques parfois assez gênante.
Car des mouvements de caméras subtils, une reconstitution minutieuse ou une photographie magnifique ne remplaceront jamais (totalement) la puissance émotionnelle pouvant être dégagé par un acteur ou une actrice.
Ainsi, dans Barry Lyndon, je trouve que l'interprétation ultra froide (Mais c'était peut être voulu par Kubrick !) de Ryan O'neal pose problème.
L'acteur d'abord présenté comme une sorte d'exalté incapable de se controler, traverse dès le début de son exil le film comme une sorte de fantôme, ou quasiment jamais un sentiment, bon ou mauvais, ne transparait. Il est sensé être d'une ambition sans limite, mais sa progression dans la société semble au final se faire plus par le hasard que par une réel volonté de monter un à un les échelons de la société.
Dans ce contexte, ce n'est pas un hasard si les scènes les plus forte du film sont de mon point de vue celle ou Ryan O'Neal exprime ses émotions et cesse d'avoir l'air d'être une bête à sang froid, notamment quand il perd son "mentor" anglais, la scène ou il vielle son fils (Sans aucun doute la scène la plus forte et la plus émouvante du films) et dans une moindre mesure lorsqu'il se retrouve face à l'irlandais qu'il est sensé espionné, quoique cette scène entre en contradiction avec la volonté de puissance qui est sensé habité Barry Lyndon !
Niveau scénario, outre certaines ellipse, on comprends tout de même assez mal la disparition totale du personnage de sa cousine, alors que celle ci semble être la base de toute l'histoire !
Toute la partie avec sa femme est elle aussi un peu étrange, même si la scène ou celui ci refuse d'éteindre sa pipe juste après le mariage en dit long sur les motivations du personnage.
Bref, le problème n'est pas que je n'ai pas aimé le film, loin de là, et peut être que moi aussi j'irais crier au chef d'oeuvre dans quelques temps (Je trouve les quelques scènes du films que j'ai précédemment cité absolument sublime et la lumière, la musique sont magnifique !) mais j'ai un peu de mal devant cette quasi humanité, et comme souvent, je me dit que si le film n'avait pas été réalisé par Kubrick, les avis seraient probablement beaucoup plus tranchés !
- rusty james
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Re: Barry Lyndon
Bon alors t'as tout faux, mais ton point de vue n'en est pas moins pertinent (même si un peu à l'enversil lui manque selon moi un certains souffle tragique qui rend le film particulièrement désincarné !
Plus tragique que cette fin, franchement, il faut aller piocher chez Shakespeare, sinon je vois pas
C'est exactement (enfin c'est l'idée en tout cas) la définition de la tragédie, où c'est le destin (le hasard) qui opère, même (et surtout) si le héros croit maîtriser les événements.sa progression dans la société semble au final se faire plus par le hasard que par une réel volonté de monter un à un les échelons de la société.
Quand à la cousine, non ce n'est pas la base de l'histoire car pour Barry, les femmes, au bout du compte ne sont que des accessoires qui vont lui permettre d'atteindre ses objectifs ultra narcissiques.
Après qu'on aime pas Kubrick y'a pas de soucis, question de sensibilité (et perso., le film est très fort, même après moults revisions, ça me fait toujours un peu le même effet, et je le trouve plutôt déprimant, même s'il y a toujours ce regard qui permet de prendre un peu de distance sur la vie et le parcours de tout un chacun, le film - et les tragédies en générale - nous délivrant le message suivant : il n'y a pas de libre arbitre, nous ne sommes que le résultats des aléas et du hasard, du destin...)
Modifié en dernier par rusty james le dim. août 28, 2011 8:49 pm, modifié 2 fois.
Re: Barry Lyndon
Un très bon Kubrick, un classique vu plusieurs fois, un film très romanesques, dans le sens du roman psychologique, étude et portrait de son personnage et de son parcours social avec ses bons points, mais surtout ses faiblesses, ses médiocrités, sa froideur - effectivement - son exploitation opportuniste des sentiments qu'il provoque chez les autres, sa rudesse une fois ses objectifs atteints. Magnifique photo, choix de musique géniaux, magnifique reconstitution du XVIIIe siècle. Un classique, vu plusieurs fois en salle... Que je me referai bien en bluray tantôt !



