AAWIL a écrit :moi aussi j'ai cette affiche mais ma copine ne le veut pas la voir accrocher à un mur

Punaise ta copine au mur et sors avec l'affiche...
Bon ben "Hurlements" est pour moi le meilleur film de loup-garous de tous les temps, si ce n'est l'un des plus beau film de monstre que je connaisse.
Au dela de la réalisation de Dante (que je trouve vraiment chiadée pour un budget aussi riquiqui), c'est la richesse de la thématique que je trouve vraiment excellente.
"Le loup-garou de Londres" (que j'aime aussi énormément, soit dit en passant) se contente de suivre une trame des plus classique. Un gars se fait mordre, il change lentement et n'accepte pas son état et pan il meurt. Bon. Classique, efficace mais classique.
"Hurlements" pose le problème de façon beaucoup plus large puisqu'il confronte des monstres heureux de l'être mais dominés par la "civilisation" humaine, et d'autres qui cherchent à s'en sortir, ou en tous cas à accepter l'horreur comme on fini par accepter ses propres défauts. Chacun essayant de convertir l'autre à sa cause.
J'aime cette façon qu'à Dante d'introduire dans un film "d'horreur" une reflexion sur la nature humaine (au fait, le bouquin dont le film est tiré n'a rien à voir...), sur la bestialité latente.
La ou Landis nous donne envie d'avoir pitié pour son héro, Dante nous fait aimer ses monstres.
Dee Wallace, présentée comme une journaliste avide de scoop, errant dans un monde "humain" dont on aperçoit que des ruelles sombres, des gens peu fréquentables, des flics idiots et des sex-shops moites. Un calvaire glauque subit par des humains qui utilisent la psychanalyse pour échapper à leur quotidien. Et quand notre journaliste s'échappe de ce monde de fou, elle n'arrive pas à dormir à cause des bruits de la nuit campagnarde...
A contrario, la Colonie offre un paysage enchanteur ou les sens sont en éveil. Les garous vivent en meutes, se supportent contre vents et marées et seule la volonté de certains pour les "humaniser" causera leur perte. C'est drole non ? C'est parce qu'ils veulent vivre comme des humains qu'ils se déchireront.
L'état de loup-garou n'est jamais montré comme une malédiction. Voir la réaction du mari lorsque ce dernier commence à changer. En un coup, il se libère et avoue ne s'être jamais aussi bien senti. Il kiife sa race quoi...

Idem pour Eddie dont la transformation semble l'emporter dans un monde extatique, limite sexuel (d'ou, j'imagine, la scène de copulation dans le bois), idem pour le frère et la soeur... Bref, la malédiction n'existe que pour ceux qui cherchent à faire "comme les humains".
On est loin loin loin du "Loup garou de Londres"....
Not only does God play dice, but... he sometimes throws them where they cannot be seen - Stephen Hawking