
Un urlo dalle tenebre: Aliénée mentale, elle se doigte en vomissant sur une nonne!
Ce film fait partie de la longue série des sous Exorciste italiens en se classant ni parmi les meilleurs ni les pires mais parmi les honorables plagiats.
Oeuvre batarde, Un urlo dalle tenebre a beaucoup souffert des problèmes de productions qui sont abattus sur la fin du tournage, les nouveaux producteurs ayant cru bon de tourner des scénes supplémentaires afin d'augmenter le contenu érotique du film et de le présenter comme tel.
Bacchanales infernales souffre d'un scénario un peu confus, certaines séquences ne trouvant guère de justification comme ces bacchanales sataniques, immenses partouzes se déroulant sous la férule d'un prêtre sataniste qui interviennent à intervalles réguliers lors des crises de possession de l'adolescent.
Si on excepte cela, le film parvient à retenir l'attention et à créer une petite atmosphère démoniaque.
Lo Cascio étale toute la panoplie du parfait petit possédé: langage ordurier, vomi, visage défiguré, meurtres ici aussi illogiques que sanglants ( la gorge tranchée de la petite amie de Piero au moment même où il tranche la gorge de la succube), obscenités sexuelles OUIIIIIIII, objets propulsés et lit tournoyant, orage ...
Lo Cascio le fait le plus consciencieusement possible en arrosant le tout de couleurs rouge et vertes agressives noyées dans la tonitruante partition musicale signée Giuliano Sorgini mais le tout manque singulièrement de force et sa réalisation est assez molassonne.
Arrive le personnage de la nonne, soeur du possédé, qui à son tour subira les tourments du Démon, une succube jadis née de l'incubation de l'enfant du Diable à l'interieur du ventre d'une paysanne de mauvaise vie.
Comme tout film du genre, il se terminera par l'indispensable exorcisme plutôt fade et rapide cette fois laissant un goût de deception chez le fan qui attendait ce qui en général represente le clou du film.
Si on excepte les scénes de sexe saphique et de nudité






On retrouvera la microscopique Gori en jeune nonne en proie aux tourments de l'enfer, ni bonne ni mauvaise, promenant son crâne chauve sous sa cornette.
A ses cotés, on reconnaitra une egerie du WIP, une cochonne, la Viviani, une sale de categorie 1 la rousse Monticelli en succube obscéne, grimacante, ecartant les jambes en se doigtant ferocement, et notre bon Franco Garafalo en prêtre sataniste.
Richard Conte est le prêtre exorciseur, trop sous employé ici, l'acteur étant relégué en second plan, ne pouvant à aucun moment déployé tous ses talents d'acteur.
Et Mazette, notre adolescent possédé, le jeune Jean Claude Verné





Presenté jadis sous une copie mutilée dans les circuits X, Un urlo dalle tenebre est un gentil sous Exorciste un peu brouillon qui se laisse voir sans vraiment sourciller mais qui n'effraiera certainement personne.