Nouvel opus de la série des films erotico-exotiques que tourna au début des années 80 D'Amato, Orgasmo nero s'inscrit dans la lignée de Porno holocaust, Porn esotic love et autres Papaya dei Caraibi mais surtout de Sesso nero / Le sexe noir.
D'Amato retrouve les splendides décors naturels des Caraibes, ses plages, ses palmiers et ses flots bleus pour cette histoire de sale, une frustrée qui se jette dans les bras d'une belle et virginale indigène afin de trouver ce que son mari ne lui donne plus, le tout sur fond de vaudous et magie noire.
Le scénario n'a une fois de plus aucune importance, pretexte à aligner des scénes de sexe tant hetero que saphiques, interraciales ou non, les orgasmes étant ici à la fois noirs, blancs ou mélangés.
Si Sesso nero tentait une esquisse d'histoire, il n'en est rien ici. On se laisse juste aller à rêver sur ces magnifiques décors tropicaux, ses plages de sable blanc où s'ébattent Helen et la jeune Haini au son de la BO de Cipriani qui mèle tam-tam et musique sirupeuse.
On reconnaitra comme d'habitude la griffe de D'Amato dans les rares séquences gore lors des rites vaudous notamment celle qui ouvre le film, un beau sacrifice humain où on extirpe à pleines mains un coeur d'une poitrine avant de le dévorer, scéne qui cloturera également le film juste avant que l'image ne se fige sur le visage horrifiée d'horreur d'Helen.
Entre temps, on aura droit à un bref frisson lorsque la jeune indigène en transe s'apprete à poignarder un bien moustachu bellatre lui ayant volé celle qu'elle aime.
D'Amato nous offre aussi un petit viol qu'on aurait aimé plus puissant.. Le mari impuissant retrouvant ses capacités quand il découvre sa femme avec la virginale indigène qu'il violera sous les yeux de l'epouse volage, celle ci se doigtant devant ce beau spectacle avant de rejoindre le couple pour un volcanique triolisme avec lappage de fente.
La véritable curiosité de Orgasmo nero c'est son casting assez étonnant.
Aux cotés le l'habituelle mulatre Lucia Ramirez, récurrente des coquineries de D'Amato qui ouvrait avec son vagin des bouteilles de champagne dans Le notte erotiche dei morti viventi, on retrouve Richard Harrisson, gueule du cinéma d'action italien, en mari impuissant étalant son fessier blanc et sa grassouillette nudité de sexagénaire face à une rousse- rousse Mon dieu


La Scott qui étale sa chair refaite et ses seins tout neufs de future vieille, nous delecte d'une longue masturbation frontale, d'un triolisme avec lechage de raie et nous offre un 69 goulu avec un cunni, mon dieu, un cunni ensablée avec la Ramirez et des écartements de fente avec un bellatre moustachu dont on ne verra pas le fessier malheureusement pour Eric

Etonnant certes mais avouons qu'elle parvient au détour de quelques plans à faire encore illusion et dégager un certain sex appeal, sa soif de sexe et sa vivacité tranchant étrangement avec la passivité et le coté totalement détaché, quasi inanimé de la Ramirez plus statique que jamais et c'est de ce contraste que bizarrement nait l'interet du film.
Si Orgasmo nero ne provoquera guère d'orgasme chez le pornophile bissophile, il fera naitre tout de même quelques frissons aux plus fripons.
L'exotico-corbeau qui, lui, leche autre chose que des fentes!!
