Lady of Burlesque / L'étrangleur- William Wellman (1943)

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Superwonderscope
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Lady of Burlesque / L'étrangleur- William Wellman (1943)

Message par Superwonderscope »

Dixie Daisy (Barbara Stanwyck) est une star du burlesque d'une troupe de vaudeville. Au milieu des acrobates et autres chanteurs, la police fait un raid sur suspections d'outrage aux moeurs. Quelqu'un tente de l'etrangler à ce moment - jusqu'a ce qu'une autre danseuse se fasse tuer.

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D'apres le roman The G String Murders de la star du burlesque Gypsy Rose Lee, dont evidemment le film a évacué une énorme partie du cote provocateur, vu 1943. Element curieux, c'est William Wellman qui est choisi pour tourner ce mélange de musical, comédie et whodunit. Il tournera la meme année un des chefs d'œuvres du western (selon moi, hein), a savoir l'excellent The Oxbow Incident/l'etrange incident,

Aussi étrangers que peuvent paraitre ces deux œuvres, les thématiques s'en trouvent toutefois assez proches. Wellman se trouve moins a l'aise pour filmer les coulisses d'un show , dont les numéros de comédie et de musique ont été ajoutes pour alleger l'adaptation du livre, dont n'a été retenu que l'enquête menée par les membres de la troupe sur les meurtres.

le film représente cet que la censure américaine pouvait permettre de poussé a sa sortie. Wellman lutte clairement pour laisser transparaitre le cote sordide des coulisses du show business. Il faut donc remettre le film dans son contexte d'il y a 82 ans, ce qui paraitra évidemment tres prude a nos yeux de 2025. Le contexte, toujours.

Stanwick est tres a l'aise dans ce milieu bigarré du theatre vaudeville. Qu'il s'agisse de comédie, de danse ou de moments de suspense, elle tire son épingle du jeu. les seconds roles abondent, et les sous-entendus legion quant aux relations entre chacun. Stanwyck, quant à elle, est une pétillante reine du vaudeville en difficulté, aux prises avec les has-beens et les aspirants stars qui se croient maîtres des lieux. On sent également poindre des remarques anti-racistes (stanwick, toujours a la pointe). Comme d'habitude, ai je envie de dire, pour les films d'ensemble des annes 40, toujours bien écrit. Aucun personnage n'est laisse au bord de la route et existe vraiment a l'écran.

Le principal souci étant que pour le mystère lui-mémé, il arrive tardivement dans l'histoire, et se trouve réduit a la portion congrue. On sent le déséquilibre. par rapport au reste. Ca reste routinier - mais l'enthousiasme general dont Wellman donne l'impulsion fait le tout. Ca ne décolle jamais au dessus du moyen, mais se laisse voir sans aucun souci.

Lady Of Burlesque a été produit de manière indépendante - donc tombe dans le domaine public il y a plusieurs années. je la' découvert totalement par hasard sur Prime dans une copie assez réussie.
Oh really? Well then I'm sure you wouldn't mind giving us a detailed account of exactly how you concocted this miracle glue, would you ?
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