Une jeune gendarme inflitre l'ETA au moment où le mouvement bascule dans le terrorisme à grande échelle.
J'avais découvert Yanes avec « Nadie hablara de nosostras cuando hayamos muerto », coup de maître. Je n'avais pas pu finir « Alatriste » ou « Oro » et « solo quiero caminar », une suite- variation de son polar sentait l'accumulation de procédés.
Yanes revient après 8 ans d'absence avec un film autour de femmes instrumentalisées par le système auquel elles appartiennent ( la police, le mouvement indépendantiste).
Les deux facettes de cette intrumentalisation sont incarnées par deux actrices absolument impériales :Susana Abaitua ( la flic infiltrée) et Iraia Elias ( son mentor chez l'ETA)
Décidément magistrales et pas assez mises en avant les Ibéres. Pour rappel la série Libertad de Enrique Urbizu avec Bebe mettait à l'amende les Oscaro-césarisées des quarante dernières années.
Peut etre que ma mémoire me fait défaut, mais je n'avais l'impression que les horreurs de l'ETA aient eu un retentissement aussi important de ce côté ci des Pyrénées.
Yanes dispose de peu de moyen. La reconstitution des années 80 est carrée mais ça manque de naturel et d'ampleur dans la figuration. Il compense astucieusement avec des bandes d'actualités d'époque impressionnantes.
Sur le plan narratif, c'est l'efficacté à l'américaine. Yanes respecte scrupuleusement les marqueurs du genre inflitré. Suspens. Menace d'être découverte. Dilemme quand on croise un autre infiltré. Preuve de sa loyauté.
Spoiler : :