
Une belle distribution: George peppard, George Hamilton, Eli Wallach, Jeanne Moreau, Romy Schneider, Melina Mercouri, Rosanna Schiaffino, Maurice Ronet, Elke Sommer, Senta berger, Albert Finney, Peter Fonda...
Unique film du scénariste du train sifflera trois fois, Canons de Navarone, Pont de la Riviere Kwai... adapte d'un roman autobiographique d'Alexander baron qui couvrait sa traversée de la guerre entre 1939 et 1945.
Une durée de 175mn, en Panavision 2.35:1 Noir et Blanc.
Et un flop a l'arrivée. le film a quasiment disparu des radars. Je crois qu'il n'est meme pas sorti en DVD. Honnetmenet, je n'0en avais jamais entendu parler.
Suite a la premiere londonienne, il a été raccourci a 2h33. C'est la version diffusée a ce jour.
Apres la scene finale, je comprends tout de suite pourquoi. C'est un film sombre, déprimant, et quasiment sans aucune theme ni scene d'action qui faisaient le sel des productions de films de guerre jusque la. Une série de vignettes principalement centre sur le tandem Peppard/Hamilton. le premier ne s'intéresse en rien a la guerre et ses affres.le second est plus secret, mais en rien des héros comme le cinema aimait a en fabriquer. Des le générique de Saul Bass, on sent que le tragique va prendre le dessus. Et Foreman essaye de démontrer des horreurs quotidiennes.
Il monte en parallèle des scenes filmées et diffusées pour le public américain - avec le quotidien beaucoup plus quelconque et déphasé des soldats. des réalités qui n·etaient pas montrées . la solitude des soldats obliges de tueur leurs chiens lorsqu'ils changent d'affectation, les hotels de passe comme seul moyen de survie pour de jeunes femmes, la folie qui guette les survivants (Jeanne Moreau, exemplaire) et des destins éclopés
Spoiler : :
Il y a une scene terrible et splendide, celle de l'execution d'un deserteur sur un lac gelé, avec fond sonore "have yourself a merry christmas" obligeant les soldats a étre témoin de sa mort. Tout comme celle de l'attaque d'un bunker ou sont réfugiés des soldats allemands qui hissent un drapeau blanc, mais qui seront massacres par d'abord les resistants francais et termines a l'explosif. Le commentaire de Ronet en quittant les lieux dit beaucoup sur l'état d'esprit de Foreman.
Le dernier plan d'une ville en ruine est a l'image du film: filmer la destruction des hommes comme des biens. Sans vouloir glorifier l'héroïsme de pacotille.
C'est peut être un peu long par instants, mais se centrant sur l'humanité entre les combats, le choix était logique. Reste des performances d'acteurs au milieu d'un champ de ruines. Jolies miniatures par instants, quelques decors qui font faux mais un tournage en Sicile, France et Suede qui font des ruines existantes une toile de fond réaliste.
Une belle découverte.
A noter que la censure américaine a frappé, encore sous la houlette du code Hays. Une scene d'un gamin de 11 ans qui propose du sexe aux soldats en échange de nourriture a été excisée, entre autres. Il y a aussi une scénologies d'un enfant adopte en France qui a été coupée.
Le film avait cependant bien marche en France, ou il fut exploite pendant 8 ans en salles pour totaliser 1 273 077 entrees. pas assez pour couvrir les pertes engendrées par sa diffusion aux USA et en UK. Ce fut le dernier film de Foreman qui vit sa carrière quelque peu dérailler après.

