Une comédie se passant dans les faubourgs d'Oslo, à Solbråten (tourne a Lambertseter), où les memes habitants de l'immeuble - tout le casting du 1 est de retour, suivent l'evolution du quartier naissant. Plus focalisé sur les hommes de l'immeuble, obnubiles par leur association de quartier et l'organisation d'une tombola que leur de vie de couple -jusqu'a ce que Gunnar Sørensen (Odd Borg), parfait postier étroit d'esprit et norvégien moyen, ne se laisse aller a séduire toutes les femmes qui passent.

le premier opus était d'une misogynie assez grossière -mais aussi témoin d'un temps révolu, plus a vir sur le témoignage d'une construction d'une classe populaire, l'accès au logement et au "modernisme" dans une Norvège post-guerre encore a la traîne de la Suède. Quiconque souhaite un point de vue d'époque sur le role des genres et la notion de conflit entre eux : en plein dedans.
La présentation des acteurs et actrices au générique donne le ton : ¡tous les hommes roupillent et se vient reveilles par leurs femmes respectives, affublées aux taches ménagères - alors qu'ils vont bosser, eux. Sauf une qui tient un cabinet de dentiste. Se suivent une serie de vignettes autour du fil conducteur du couple Sorensen. Incarnation parfaite des valeurs de l'époque : la femme qui tient la maison t les enfants, l'homme qui travaille - et vaque a ses occupàtions masculines: jouer a la guerre, réunionnite aigue,etc.
Ce film choral est plus une gentille satire des norvégiens moyens, avec leurs petites habitudes, leur obsession des règles a suivre, leur vie réglée au millimetre. cela donne comme le premier opus, une assez bonne idee de l'evolution de l'accès de la classe moyenne aux services. A savoir qu'une cabane téléphonique vient de voir le jour dans le quartier, que l'accès au telephone - a raison d'un par immeuble - était considéré comme une marque de luxe. On y voit fleurir plus de voitures, les routes sont toujours des chemins, et surtout, un embryon de centre commercial voit le jour. Autres temps.
Quelques gags fonctionnent assez bien je me suis surpris a rire franchement a plusieurs reprises. Comédie de situation, slapstick (on sent clairement l'influence des Marx Brothers ou mack Sennett a quelques reprises), humour a froid - le tout ayant plus ou moins la meme structure que la un, culminant avec une course poursuite assez amusante entre voitures et vélos. Le filme zoome vers le marivaudage et plus tragique. Ca se revele faussement provocateur et revient dans un ton plus conformiste et familial.
les scenes extérieurs sont dynamiques, avec de tres jolis plans en mouvement dans les rues de Solbraten - dont un travelling arrière de presque trois minutes en plan sequence, techniquement réussi.
C'est une capsule temporelle assez autre, comme le un, mais que j'ai trouve plus réussi, plus énergique et plus drôle. je vais donc passer au 3.
NB le titre du film est egalement le nom de l'hymne national norvégien
NB 2 (qui n'interesse porbablement aussi que moi
Vu dans le coffret Lambertseter trilogie sorti en Norvège en 2022, avec egalement la 3e partie, puisque le film se révélassiez un tout aussi énorme succès.
Un joli Blu ray (avec st anglais et norvégien) et un noir et blanc attrayant, avec juste quelques instants d'instabilité. le film a été scanne en 2k par le bibliothèque nationale, le film étant devenu un classique du cinema local. J'essaye de trouver un pendant pour le cinema francais pour un effet de comparaison, mais je ne trouve là aussi rien de correspondant...
Un court metrage en supplément : Mors forunderlige dag (SFS, 1961), 13:06

