
Diffuse en deux episodes sur Channel 4, il est diffusé sur Arte.TV sous forme d'un long de 73mn.
Replacant le contexte de la censure britannique assez prude et la plus complexe d'Europe, le documentaire montre comment des réalisateurs (comme Pete Walker) ont commencé avec des films en super 8mm de strip tease ou des longs ou il était interdit de montrer des seins - comme School for Sex (chez Nous sous deux titres: Rien ne vaut la premiere fois ou L'école du sexe), un des plus gros succès britannique en 1969 - tournant une autre version plus dénudée pour le marche international.
Et comment le cinema britannique, qui ne faisait plus d'entrees, s'est trouve relancé par ce type de films pour faire revenir le public dans les salles. Car la television ne montrait pas tout cela - un peu une démarche similaire qu'en Italie, meme si les situations sociologiques, économiques et politiques furent différentes.
A travers les témoignages de réalisateurs, producteurs, d'acteurs et d'actrices qui portent un regard amuse sur leur carrière et l'impact des films. On retrouve Francoise Pascal - actrice dans la Rose de Fer de Jean Rollin - qui revele avoir double des films coquins suédois, mais aussi des actrices au parcours plus classique (Royal Shakespeare Company!) qui, pour raison diverses et variées, ont accepte de se dénuder a l'écran.
Le film pointe deux elements interessants : le gigantesque succès de Confessions of a Window Cleaner en 1974, de Val Guest, qui fut le champion du box office britannique: Columbia, flairant le filon, ayant lance sa production érotique. Cela entraina dans son sillage toute une serie de films sur le meme theme.
Dont les Aventures érotiques d'un Chauffeur de Taxi de Stanley Long, champion de l'année suivante, qui propulsa Barry Evans a la célébrité, mais qui, rongé par des problèmes personnels, finit par se suicider.
Car le film zoome aussi, selon les termes de Robin Askwith, le pont entre la comédie sexy et l'avènement de la pornographie, interdite de facto - mais qui prospérait dans un marche parallèle, avec une police plus ou moins corrompue. ET aussi, allant sur le destin de Mary Millington, découverte de Stanley Long, qui elle aussi finit par se suicider suite au harcèlement policier.
Nonobstant ces points tragiques, le ton y est léger avec des intervenants hilares et tout a fait conscient de ce qu'ils ont tourné. les témoignages des réalisateurs survivants et leur rapport avec soit la censure, soit Scotland Yard, sont assez précieux sur les rapports d'un temps passé - mais finalement, pas si lointain que cela.
Tres sympa.
A noter qu'en France le succès de ces films furent inversement proportionnels.
Confessions 'un laveur de carreau sorti tardivement en 1983 (je fais partie des 28 177 spectateurs a l'avoir vu sur grand écran
sa suite Confessions amoureuses d'un batteur de Charme est sorti avant en 1982 avec un égal malheur
la 4e suite, Confessions d 'un moniteur de club de vacances , sorti encore avant en 1981 mais lui avec un certain succès.
le plus gros succès étant la 3e suite, Confessions d'un Moniteur d'auto ecole sortie la premiere en juillet 1981, arriva a un peu plusse 295 000 tickets vendus.
