Pressure - Anthony Maras (2026)

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Superwonderscope
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Pressure - Anthony Maras (2026)

Message par Superwonderscope »

Dans les 72 heures qui précèdent le débarquement, le général Dwight D. Eisenhower (Brendan Fraser) ferraille contre le météorologiste capitaine James Stagg (Andrew Scott) pour lancer l'invasion maritime le 5 juin au risque de perdre la guerre.

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a l'heure ou les météorologistes subissent des campagnes de haine sans precédent par les climatosceptiques de tous poils, il est vital/interessant a plus d'un titre de regarder ce drame psychologique guerrier. Et d'assister a une belle demonstration en règle de ce qu'est leur travail. Et, surtout, l'impact que cela a eu sur notre passé. C'est quand meme Stagg qui a permis le succès du débarquement. La petite histoire dans la grande.

Cela prend inévitablement quelques libertés avec l'histoire pour renforcer la qualité de la narration et du drame. ceci posé, le film est l'apanage d'Andrew Scott qui livre une prestation retenue, toute en nuances d'un écossais unanimement détesté par l'équipe américaine dans laquelle il est plongé.

Il s'agit avant tout d'un affrontement de personnalités fortes, de styles via des dialogues incisifs. Stagg est complexe, renferme, traversé par des tiraillements internes forts - au milieu d'une bataille a la fois avec son collegue américain (Chris Messina) et d'un Eisenhower tempétueux, colérique et empli de doutes. La narration progresse le mieux lorsque le film se concentre sur Stagg, son côte droit, fixe sur sa mission et defendant coute que coute son point de vue factuel. De sa durée de 100 minutes à l'interprétation mesurée, en passant par le scénario et la sobriété dans l'utilisation des scènes de guerre à gros budget, tout est au service du sujet : une perspective différente de la Grande Guerre que le public voit rarement.

J'ai bien apprécié cette mise en perspective à une époque où l’histoire n’était pas encore écrite et où la victoire était loin d’être acquise. Pressure explore l’incertitude, l’ego, la science et la responsabilité. Lorsque Stagg et Eisenhower admettent leur ignorance, ils n'en ressortent que plus grands. Pressure joue sur deux tableaux : la pression du temps, a la fois la météo et la course contre la montre, mais également celle sur les épaules de chacun.

Meme si on connait l'issue du jour du débarquement le suspense est habilement construit. Les scènes de guerre ne se revelent pas vraiment utiles a mon sens, mais lorsque le film se concentre sur la tension qui monte, c'est tres bien fichu. L'ensemble du casting (Damian Lewis en tete), ont eux aussi de fortes presences qui participent a la réussite.

Pas un grand film a la Dunkerque, pour donner une idée, mais une petite réussite qui vaut tres largement le detour.


NB: a noter qu'en fonction des pays ou le film sort, soit Brendan Fraser est mis en avant, ou, comme en UK, Andrew Scott est seul a l'affiche, Fraser évacué totalement.

NB 2 : pas un hasard curieux, le petit-fils du capitaine Stagg s'est retrouvé comme assistant monteur du film , sans connaître le sujet.
Oh really? Well then I'm sure you wouldn't mind giving us a detailed account of exactly how you concocted this miracle glue, would you ?
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