
Un rabbin doux et pacifiste doit traverser le far west pour fonder une synagogue à San Francisco. Des bandits l'attaquent et le détroussent, et il doit se faire aider par un bandit de grand chemin, Tommy...
Après deux projets chez le studio indépendant Lorimar, qui ne sont pas des succès, Aldrich retourne chez les Majors en acceptant de réaliser "Un rabbin au Far West", alors que le réalisateur principal a été écarté en cours de pré-production.
Mettant en vedette Gene Wilder, alors très populaire, dans le rôle du rabbin et Harrison Ford, tout juste révélé par "La guerre des étoiles", dans celui de Tommy, il s'agit d'une comédie inoffensive, qui ne laisse paraître à aucun moment le mordant habituel du cinéma de Bob Aldrich. La mise en scène est solide, les acteurs s'amusent, mais les gags sont gentils. L'originalité de la situation, variante sur le voyage du pied-tendre à travers les USA, donne quand même une certaine personnalité au métrage, porté par l'interprétation généreuse de Gene Wilder. Pas un grand classique, mais un film familial sympathique.