Una Libélula para cada muerto - Leon Klimovsky (1973)

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manuma
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Una Libélula para cada muerto - Leon Klimovsky (1973)

Message par manuma »

Madrid. Un maboul entreprend de nettoyer la ville du vice qui la ronge en assassinant sauvagement tous ceux qu’il considère comme des dépravés (drogués, prostitués). L’inspecteur Paolo Scaporella enquête.

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Réalisé en 1974 par Leon Klimovsky, bisseux espagnol dentiste de formation, Una Libélula para cada muerto, est un petit giallo ibérique pas inintéressant du tout. Bon, clarifions tout de suite les choses, ceux qui s’attendent à une œuvre morbide sophistiquée, pop psyché sur les bords, risquent fort de ne pas y trouver leur compte. Klimovsky ne joue pas dans la même ligue qu’Argento, Fulci ou même Sergio Martino. Il a bien sûr recours à quelques effets éprouvés dans le genre, type vue subjective nous glissant dans la peau du tueur, pour certaines séquences d’épouvante / à suspense, mais à l’évidence Klimovsky ne mise pas sur une forme très complexe pour séduire le spectateur et son film semble presque appartenir à un autre temps, à l’ère des suspenses pré-giallesques légèrement horrifiques des années 60, l’utilisation de la musique de Rustichelli pour le Sei donne per l'assassino de Bava – au sein d’une bande son constituée exclusivement de stock music (dont également celle de La Baie sanglante) – renforçant un peu plus cette impression.

Una Libélula para cada muerto distille donc du côté de la mise en scène un petit parfum rétro auquel, selon l’humeur, on pourra se montrer plus ou moins sensible. Quant à l’intrigue, si originalité il y a, elle est davantage à chercher du côté de l’attention particulière portée à la petite vie de couple de son enquêteur vedette, donnant lieu à des séquences d’un intérêt discutable (mais permettant de mettre un peu en valeur l’icône du bis transalpin Erika Blanc, dans le rôle de Madame Scaporella), qu’à travers une intrigue policière sans grosse surprise, avec comme dans tout bon giallo son lot de rebondissements, incluant une fausse fin, et sa cohorte de suspects.

Un mot enfin sur notre psycho killer du jour. Celui-ci travaille selon l’humeur au glaive (ou peut être est-ce une épée, en fait je n’y connais pas grand-chose), au parapluie à pointe très tranchante et, pour les travaux demandant un peu moins précision, à la hache. Peu soucieux de passer inaperçu, il arbore invariablement à chacun de ses forfaits, en sus des traditionnels imper noir, gants noirs et chapeau noir, un magnifique pantalon rouge à pattes def’ et, une fois le travaille accompli, afin de se démarquer du tout venant, dépose une libellule (symbole de justice dans les civilisations antiques, si j’ai bien compris) sur chacune de ses victimes. Un peu too much me direz vous ... certes, mais Una Libélula para cada muerto, c'est du pur bis ...

Une petite curiosité plutôt sympathique en résumé.
drummonde
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Message par drummonde »

Yep Manuma , un bon giallo-paella qui a le merite d'etre sorti chez nous -au moins en video ( sous le titre Red Killer ) . Pas grand chose a rajouter si ce n'est que c'est un produit tres sympathique , on s'ennuie pas , c'est assez mouvementé . Je l'ai vu deux fois et pourtant aucun souvenir du tueur , et je saurai pas dire si c'est bon ou mauvais signe :lol:
Ceci est un P.38, le flingue le moins puissant du monde. Si je te touche avec, c'est même pas dit que je te fasse un troisième téton.
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Superwonderscope
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Re: Una Libélula para cada muerto - Leon Klimovsky (1974)

Message par Superwonderscope »

après l'avoir vu dans une VF assez croquignolette sous le titre en effet de Red Killer, le film est ressorti en Blu ray chez Shout sous le titre de A dragonfly for each corpse. (dans la Box Paul Naschy II sortie i l ya peu).

Bon, je suis assez tolérant avec le genre, mais cette nouvelle vision sous les meilleurs qualités possibles ne lui rendent pas grâce.

Déjà , tous les meurtres sont quasiment hors champ. Il y a de la peinture rouge qui vole :D mais ça reste assez neutre. il y a bien une tête coupée aux SFX rudimentaires, mais la vision d'Erika Blanc avec ses couettes juste après tue tout effet :D

On sent que les auteurs veulent raccrocher le wagon du giallo, avec les couleurs criardes, l'assassin habillé d'un pantalon rouge pattes d'euh' qui tue à l'arme blanche. il y d'ailleurs un bodycount assez élevé. Mais comme l'histoire est totalement inintéressante, ça fait passer le temps. Car Klimovski livre un film assez mou, parsemé de splendides incohérences. Certes, c'est propre au cinéma bis de l'époque, mais là ça en devient alarmant :D

Donc faut se raccrocher à quelques saynètes de meurtres plus ou moins inventives. Il ya de la femme à poil (celle qui accueille ses clients nue avec un machin à frou frou noir ... dans un cercueil. Celle du rollercoaster est pas mal... mais à y repenser, le film recopie quelques scènes de Gialli précédents. Comme Ragazza Tutta Nuda assassinata nel parco, ou la fin de Giornata Nera per l'ariete, entre autres.

Naschy est bien filmé as usual sous toutes ses coutures topless, il mâchouille un cigare tout le long du film, sa marque de fabrique.

Celle qi s'en tire le mieux, c'est Erika Blanc, faisant très "Mme Colombo" dans l'esprit. Tant mieux, car le scénario ne lui donne pas grand chose à faire, hormis de jouer l'ultime demoiselle en détresse à la fin.

la musique repique elle aussi dans un catalogue préexistant, piochant dans du Cipriani par instants. je n'ai pas tout reconnu. Hormis la marque Alessandro Alessandroni du générique de début (ça ressemble diablement à sa période Nuit des Pétrifiés). je suis sûr de l'avoir entendu ailleurs mais impossible de retrouver où...


En fait, ça aurait pu être une gemme, mais ça reste quand même en dessous de la moyenne. 88mn49 qui offrent quelques moments rigolos, mais rien de vraiment interessant...
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Superwonderscope
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Re: Una Libélula para cada muerto - Leon Klimovsky (1974)

Message par Superwonderscope »

nouvelle visite, mais je pense que ce sera la dernière.

Etant en plein cycle Naschy, j'ai voulu redonner une chance et bon, rien a faire, toujours aussi mediocre. C'est tellement routinier et mécanique que je me suis amusé cette fois à repérer les emprunts musicaux de la librairie de la Cam Espana.

On y trouve donc pile-mele, de ce que j'ai pu reconnaitre:

plusieurs morceaux de & femmes pour l'assassin de Carlo Rustichelli

Lycantropus d'Armando Trovajoli 8bon c'est facile, il a aussi été repique dans El retourne de Walpurgis que je viens de voir) - tout comme sa compo pour La violenza e l’amore Armando Travojoli qui est reprise deux fois ici. Et tant qu'on y est, les producteurs recyclent aussi un morceau de 7 Uomini d'oro.

surprise d'entendre Piero Picconi et un morceau de Pas de roses pour OSS 117

La baie sanglante de Stelvio cipriani (le morceau final du film de Bava)

Le Mans de Stelvio Cipriani

Vita Segreta di una diciottenne de Gianni Marcherti & Nora Orlandi (sequence du strip tease)

Killer vs killers de Franco Campanino


Et il y en a d'autres que je n'ai pas identifié - et ce satané morceau du générique fin et debut, que j'attribue a Alessandro Alessandroni vu le style mais je ne reconnais toujours pas sa provenance...


bref, on est dans une copie de Giallo avec sa cohorte de cliches. Ici un tueur tue tous les pervers, donc tout y passe : prostituee, homosexuel, drogue, necrophile, travesti trafiquant de drogue (parce que, of course), maitresse infidèle (ah, ces femmes "toutes les memes" dira le tueur). Giallo moral, avec une mise en scene tres peu inventive et fonctionnelle, comme Klimovsky a l'habitude.
Le film aligne les morts a vitesse grand V, mais tout est hors champ, sauf deux "effets spéciaux" donc un bras coupe dont on ne voit s'échapper... ben rien, y'a pas de sang. Et la fameuse tete décapitée.

Le rythme est pépère, Naschy démontre son corps de culturiste, deux ou trois cascades interessantes. des scenes repiques a d'autres films (dont le Ragazza tutu Nuda assassinat del parce dans le luna park) et le film arrive dans le tierce de tete du championnat du monde des comportements débiles et sccèmes au rebondissement inutile - dont le trafiquant travesti qui veut échapper a la police... en montant dans un grand huit dont il. actionne lui meme le depart :lol: :lol: mais ca fait riche a l'écran, donc on y va. Pfff.

Bref, ni pire ni meilleur que d'autres produits de l'époque mais ZzzzZZZzzzzZZz heureusement que le jeu de devinettes des musiques de film m'a aide a tenir.

Rideau.
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