Les plus :
- J’aime bien la réal de Rubén Galindo Jr., dans les standards de l’époque disons, et avec une ambition limitée. On lui doit aussi Grave Robbers et Cemetery of Terror (dont on voit des extraits à la TV). Ce qui est marrant, c’est que le film est tourné au Mexique, mais ils font tout pour nous faire croire qu’on est aux States.
- Quelques effets plutôt sympas (une main ensanglantée qui sort du plafond, le tueur qui communique via la télé), et 2-3 meurtres au couteau pas dégueu, dont un avec la lame qui traverse la gorge — franchement bien fichu.
Les moins :
- Scénario débile et inintéressant : une planche de ouija qui libère une entité démoniaque… c’est écrit avec les pieds du début à la fin.
- Effets télékinésiques cheap (des objets balancés dans la tronche du héros).
- Acteurs mauvais, même en train de crever, et le doublage anglais renforce le côté nanar.
- Les flics les plus incompétents de l’univers : ils laissent le héros s’échapper deux fois, puis décident qu’il est mort sans vérifier. Pro.
- Pas vraiment un défaut, mais la copine du héros avec son monosourcil m’a perturbé tout le long. Et lui passe la moitié du film en pyjama dinosaures. What the fuck !
J’ai tendance à être plus indulgent avec les slashers surnaturels, vu qu’ils sont moins nombreux que les clones de Vendredi 13 ou Halloween. Ici, c’est clairement A Nightmare on Elm Street qui sert de modèle (les rêves, l’apparition sanglante dans l’école, le poster !!...), saupoudré d’un peu de Evil Dead 2 (la dague, le démon qui imite la voix d’un pote mort...). J’ai aussi pensé à Night of the Creeps pour le côté fourre-tout. Bon, le résultat est pas terrible, mais on sent qu’ils voulaient bien faire.
"Le cinéma n'est pas un art de l'intellect, c'est un art de l'émotion." John Carpenter