Des créatures ont fait surface sur une Ile au large du Japon. Une scientifique découvre des créatures ailées carnivores (nommées "Gyaos") et qui font route vers Tokyo. En même temps, une tortue géante (Gamera) s'éveille et part également sur Tokyo et s'en prend aux Gyaos, avec destructions à la clé.
Renaissance du mythe Gamera, la tortue géante à propulsion ascensionnelle du studio Diaei dans les années 60. Laissant le côté cheap et ouvertement enfantin des derniers épisodes (le pompon revient au best of de 1980, une vraie purge Z drolissime), un effort est fait sur le scénario, plutôt complexe. Mêlant péril nucléaire (as usual), communication entre humain et créature, évolution des espèces et vision mythique, cette nouvelle version s'avère très plaisante à suivre. Plus adulte dans son déroulement, dans la représentation des scènes et de la violence faite.
Quelques SFX paraissent déjà bien démodés aujourd'hui (des sfx numériques assez laids notamment avec les armes qui attaquent les monstres), mais le niveau demeure plus qu'honorable (surtout si on compare avec les Godzilla de la Toho à cette époque). Kaneko donne une belle ampleur visuelle à son film et les combats sont non seulement spectaculaires mais certains effets spéciaux sont réalistes et donnent le change. Surtout que le scénario ne donne pas l'impression de juste servir la soupe aux combats, comme c'est plutôt le cas des kaiju.
Mais le mix entre effets numériques (superbes envols de Gamera depuis le Fukuoka Dome!) et de kaiju eiga traditionnel (le costume est particulièrement réussi, quoiqu'il s'améliorera de film en film jusqu'à la seconde séquelle) est un des meilleurs exemples qui soit. Voir le combat final, assurément une marque blanche dans le genre. Les effets spéciaux, ceci dit, évolueront rapidement dans le meilleur de film en film, pour atteindree un sommet de réussite avec Gamera 3.
Un point intéressant : l'incapacité notoire des militaires, qui oscillent entre guerroyeurs idiots/bornés et soupes au lait. Chacun se trompe sur les intentions de Gamera en ce sens, avant de réaliser qu'elle est présente pour protéger le mondes Gyaos. Mais à quel prix de destruction? On retrouve alors un thème assez cher au cinéma japonais :celui du sacrifice à opérer pour un monde meilleur...
Très belle partition aux thèmes variés de Kô Otani qui accompagne à merveille les différentes scènes (actions & dialogues) - et qui s'écoute parfaitement seule, par ailleurs.
Vu sur le dvd z2 japonais (dans la "Gamera Box" chez Diaei, contenant les 3 Gamera des années 90 + 2 DVD Bonus).
1.85:1
16/9
1H36
sta,
excellent 5.1 (mention spéciale aux basses lors des combats§) outous les canaux sont utilisés à juste escient. Par contre (et je n'en avais aucun souvenir), la copie est carrément hideuse

