And soon the darkness de Robert Fuest (1970)

Science-Fiction, Horreur, Epouvante, Merveilleux, Heroic Fantasy et tout le toutim du Fantastique !

Modérateurs : Karen, savoy1, DeVilDead Team

Tubbytoast
Messages : 880
Enregistré le : ven. avr. 30, 2004 7:53 am
Localisation : je sais plus

And soon the darkness de Robert Fuest (1970)

Message par Tubbytoast »

Image

Un thriller de Robert "Phibes" Fuest de 1970 avec Brian Clemens (scénar) et Laurie Johnson (zique).
2 jeunes anglaises à vélo dans la douce campagne du Nord de la France se séparent. L'une d'elle disparait mystérieusement. Sa copine part alors à sa recherche se heurtant aux gugusses du coin pas trés sympas....

Atmosphère envoutante, film au suspense intenable....jean carmet en patron de bistrot :lol:
Le film est en anglais mais les français du terroir s'expriment en français...ce qui apporte une touche d'étrangeté supplémentaire au film.
Modifié en dernier par Tubbytoast le lun. mars 21, 2005 2:31 pm, modifié 1 fois.
Allan Theo
Messages : 4703
Enregistré le : ven. avr. 30, 2004 9:57 am
Localisation : Paris

Message par Allan Theo »

Nom du real dans le titre du thead please !
"Comme disait mon ami Richard Nixon, mieux vaut une petite tâche sur la conscience qu'une grosse sur l'honneur. Allez en vous remerciant bonsoir."
Tubbytoast
Messages : 880
Enregistré le : ven. avr. 30, 2004 7:53 am
Localisation : je sais plus

Message par Tubbytoast »

Allan Theo a écrit :Nom du real dans le titre du thead please !
ben il y est.....
Kerozene
Messages : 2882
Enregistré le : ven. avr. 30, 2004 9:28 am
Localisation : A Lôzaaaaane
Contact :

Message par Kerozene »

Merci Tubby, je vais me le prendre les yeux fermés, et les rouvrir pour le regarder, ça vaudras mieux :?
Image
Tubbytoast
Messages : 880
Enregistré le : ven. avr. 30, 2004 7:53 am
Localisation : je sais plus

Message par Tubbytoast »

Kerozene a écrit :Merci Tubby, je vais me le prendre les yeux fermés, et les rouvrir pour le regarder, ça vaudras mieux :?
oui il le faut (tm)
: vraiment un bon film
manuma
Messages : 3001
Enregistré le : dim. mai 08, 2005 9:44 am
Contact :

Message par manuma »

Je m’attendais à un bon petit suspense … j’ai pas été déçu. On est dedans dès la première image et la tension ne retombe pas une seule minute pendant les 38 que compte le film. Robert Fuest réussit à rendre extraordinairement angoissant ce tout petit bout de campagne ensoleillé française dans lequel se joue l’intégralité d’une histoire également très resserré dans le temps – une demie-journée tout au plus. L’intrigue est peut-être sans grosse surprise, pas toujours totalement crédible, et la plupart des personnages français ont de drôles d’accents, mais l’ensemble est si efficace et son atmosphère si délectable qu’on lui pardonne aisément ces quelques petites imperfections. Chaudement recommandé …
Superwonderscope
DeVilDead Team
Messages : 21542
Enregistré le : ven. avr. 30, 2004 9:09 am
Localisation : Pyun City

Re: And soon the darkness de Robert Fuest (1970)

Message par Superwonderscope »

Image

Z2 optimum de bonne facture, 1.85:1 et 16/9. vo anglaise mono deux canaux.

On peut le dire, c'est une petite perle, un film largement méconnu, un petit chef-d'oeuvre (si,si) d'angoisse et de suspense totalement inattendu. Je plussoie les termes de manuma si dessus, à savoir que Fuest sait faire naitre l'angoisse, la crainte, la peur sur un simple morceau de bord de route en bordure d'un bois. Un carré d'herbe filmé simplement, pratiquement sans aucun dialogu ni musique. Un modèle de mise en scène!

J'ai plutot bien marché côté suspense, car le scénario multiplie les petites indications qui vont dans trois explications plausibles sur ce qu'il se cache derrière cette disparition. Les personnages parlent d'une jeune femme retrouvée violée et étranglée 3 ans auparavant (dont notre Jean Carmet national). La tenancière d'un bar demande à l'autre jeune fille de décamper vite fait "la route est dangereuse" . Elle est mariée un type bourru et visiblement violent (Claude Bertrand, grand nom du doublage : la voix du capitaine haddock dans Tintin et le temple du Soleil + le Lac aux requins et du teigneux dans Il était une fois l'homme!). La gendarmerie ressemble à tout sauf et demeure fermée la plupart du temps. Un jeune homme semble suivre les deux jeunes filles et se rend sur la tombe de la malheureuse morte auparavant Séduisant et attractif, son comportement laisse supposer qu'il sait quelque chose, mais il demeure étrangement énigmatique, voire toxique...On ne sait pas du tout ce qu'il advient de la jeune fille pendant les 3/4 du métrage et rien
Spoiler : :
ne laisse supposer sa survivance ou sa mort, ni ce qui s'est réellement passé
Jane (Pamela Franklin, toute en nuances) ne sait en effet vers qui se tourner et tous les intervenants possèdent des comportements suspicieux (voire le père du gendarme à moitié timbré qui revit la 1e guerre mondiale qui l'a rendu sourd) . Et la direction d'acteurs est déroutante, en décalage avec l'action. Et il est vrai que les accents (les 2/3 sont des acteurs anglophones ou tchèques parlant anglais et le héros masculin - l'excellent Sandor Eles- est d'origien hongroise et trilingue hongrois/anglais/français...) semblent bizarres, à mi-chemin entre un accent belge et anglais déguisé. Mais curieusement, cela ne m'a pas dérangé, allant avec le caractère atmosphérique de l'ensemble. Les pauses de silence, les regards, les placements devant la caméra... tout concourt au soupçon et à l'étrange.

Mais si le final représente une certaine déception (pas sur les identités révélées, mais dans la manière un peu grossière dont cela se termine), le métrage génère suffisamment de qualités visuelles, d'écriture, de mise en scène, de cadrage.... pour en faire un psycho-thriller rudement original dans son déroulement et qui m'ont bien maintenu la pression pendant les 94 minutes. Je suis resté scotché devant mon écran TV... positivement em-ba-llé!
Oh really? Well then I'm sure you wouldn't mind giving us a detailed account of exactly how you concocted this miracle glue, would you ?
manuma
Messages : 3001
Enregistré le : dim. mai 08, 2005 9:44 am
Contact :

Re: And soon the darkness de Robert Fuest (1970)

Message par manuma »

Content de voir qu'il y a un autre amateur ici, car cela avait été une sacrée bonne surprise aussi de mon côté. Curieux que cette pépite ne jouisse pas d'un plus grand prestige.

Enfin, si un remake est sur les rails, ça devrait peut-être lui assurer un regain d'audience.
Dragonball
Messages : 13094
Enregistré le : ven. déc. 17, 2004 8:43 pm
Localisation : Dans un Bunker avec Playboy, une Dreamcast et un M16

Re: And soon the darkness de Robert Fuest (1970)

Message par Dragonball »

Pareil ! :mrgreen:

Un film qui arrive à être particulièrement stressant en utilisant un minium d'effet. L'ambiance du film est parfosi bien flippante !

Seul petit reproche :
Spoiler : :
Le réal en fait un peu trop avec le bogoss du film pour nous faire croire qu'il est le coupable ! (Ce qu'on se demande en effet tout en se disant que c'est beaucoup trop gros pour être vrai !)
bluesoul
Messages : 5128
Enregistré le : sam. sept. 27, 2008 4:09 pm
Localisation : Tokyo dans les annees 70s, baby! Yeah!

Re: And soon the darkness de Robert Fuest (1970)

Message par bluesoul »

Deux jeunes femmes en vacances traversent la campagne francaise en bicyclette. Ce qu'elles ignorent, c'est que la region qu'elles traversent a ete le theatre l'annee passee d'une serie de viols et meurtres non-elucides. Suite a une dispute, les deux amies se separent. Un cauchemar est sur le point de commencer...

AstD tient presque du projet de “famille”, car reunissant dans les roles de producteurs et scenaristes Brian Clemens et Terry Nation qui ont déjà oeuvre sur The Avenger (1961) et re-travailleront ensemble sur Thriller (1973).

Clemens, egalement producteur travaille de consoeur avec Albert Fennell qui co-produisait déjà The Avengers (1961) et avait co-produira toujours avec BC Dr. Jeckyll and Sister Hyde (1971), Captain Kronos – Vampire Hunter (1974) The New Avengers (1976), The Professionals (1977). Le quatrieme larron dans la bande sera le compositeur Laurie Johnson qui aura collabore a The Avengers (961)—encore!, The Professionals (1977), Thriller (1973) et Captain Kronos (1974).

Pour la mise en scene, le groupe fera appel a leur compatriote Robert Fuest, (The Abominable Dr. Phibes (1971), Dr. Phibese rises again (1972), The Devil’s Rain (1975). qui a egalement deja oeuvre sur…The Avengers (1961) et dont trois annees apres Just like a Woman (1967), AstD sera le deuxieme long-metrage.

Pour son premier essai au suspense cinematographique, Fuest livrera une copie sans faute—aucune! Fuest ciselera ses plans et sa realisation au scenario creant le malaise sous un soleil d’ete rayonnant et avec une action se passant dans une campagne francaise endormie, mais degoulinant de tensions et de frustrations exacerbees qui culmineront en un meurtre.

A la realisation de Fuest, que soulignera la musique lourde de menaces de Johnson, qui au passage reprendra quelques-uns de ses sonorites deThe Avengers (encore et toujours), s’ajoutera l’excellente interpretation d’un casting particulierement inquietant

Face a cette horde de suspects de tous poils, Pamela Franklin (The Legend of Hell House (1973), devra non seulement retrouver son amie disparue, echapper au kidnappeur de cette derniere, et demasquer (accessoirement) le coupable qui se cache dans la region.

Michel Dotrice (The Witches (1966) ) dans le role de l’amie disparue apporte le sex-appeal necessaire a son role de victime, tout en campant une jeune femme emancipee dont le seul tort est d’avoir voulu s’amuser pendant ses vacances.

Sandor Eles (The Baron (1966), The Saint (1965), Strange Report (1969) interpretera l’etrange et non moins inquietant personnage rodant autour de l’heroine, qui sera au choix, le red hering du film, ou un coupable aux mains rouges.

John Nettleton (Department S (1969, The Protectors (1973) ) sera le gendarme dans la circonsription duquel un manique sexuel assassin semble avoir pris ses habitudes .

Clare Kelly (Ghost Squad (1963), Gideon’s Way (1964), Z Cars (1962) dans le role d’une compatriote britannique dont la presence en ces lieux pourrait ne pas etre si fortuite que ca, vient completer le casting principal .

L’on notera aussi Jean Carmet dans le role de figuration d’un patron de cafe on ne peut plus qu’heureux de l’affluence generee par les activites du manique(!)

Si le film en lui-meme n’est pas novateur (les psycho-thriller depuis The Psycho (1960) sont legions), et que les recits de survival connaitront une explosion dans les annees 70s avec Deliverance (1972), Open Season (1974), et leurs avatars, ce qui met ce metrage a part, est son refus total de sensationalisme, tant par la mise en image que par le scenario ou le deroulement de son histoire.

Le film met le talent de ses interpretes (tous rodes a la television britannique) en evidence. Si l’on ne peut que deviner (avec facilite) la version grindhouse d’un meme sujet au regard de Death Weekend (1976) ou Day of the Woman (1978), l’on ne peut qu’adherer au traitement efficace, mais sobre de l’ensemble.

A voir, car un petit modele de ce qui peu etre fait dans un genre, qui a quand meme tendance a souvent “deraper”.

And soon the Darkness: 4 / 5

P.S. A noter qu’un remake avec deux americaines(!) en Argentine(!) est en preparation…Sortie en 2010. Oh, boy… :roll:
En direct du Japon. Bonsoir. A vous, Cognac-Jay.
Theo Stoer
Messages : 30
Enregistré le : sam. avr. 13, 2013 3:03 am
Contact :

Re: And soon the darkness de Robert Fuest (1970)

Message par Theo Stoer »

Le remake est merdique à un point...
Sacrés Américains.

Sinon quelques photos des petites anglaises en shorts par ici:
http://fluoglacial.com/and-soon-the-darkness-1970
Manolito
Site Admin
Messages : 21654
Enregistré le : ven. avr. 30, 2004 2:17 am

Re: And soon the darkness de Robert Fuest (1970)

Message par Manolito »

Un suspens intéressant et assez efficace, rencontre étonnante entre la France de Pompidou et la bouillonnement créatif de la série B anglaise d'alors. Bien mis en scène, bien écrit... Mais pas très original dans le fond et au dénouement un peu décevant. Très intéressant tout de même, une vraie curiosité à découvrir !
Superwonderscope
DeVilDead Team
Messages : 21542
Enregistré le : ven. avr. 30, 2004 9:09 am
Localisation : Pyun City

Re: And soon the darkness de Robert Fuest (1970)

Message par Superwonderscope »

Et pour parler du remake, c'est par là :

http://www.devildead.com/forum/viewtopi ... e+darkness
Oh really? Well then I'm sure you wouldn't mind giving us a detailed account of exactly how you concocted this miracle glue, would you ?
Danny Wilde
Messages : 57
Enregistré le : mar. mai 20, 2008 5:45 pm

Re: And soon the darkness de Robert Fuest (1970)

Message par Danny Wilde »

j'aime beaucoup ce film pour plein de raisons dont l'une est que, bizarrement, il fonctionne aussi comme une madeleine de Proust : pas que j'ai vu le film à sa sortie, de toutes facons, il est pas sorti en France, mais des petites choses : la campagne quasi déserte sous le soleil, son café à l'ombre des platanes où on sirote un orangina en matant les filles, les ballades en vélo, le uniformes et les véhicules de gendarmerie, et puis, les deux petites nanas dans leur short moulant... :? Vous avez remarqué la différence de gabarit avec les deux actrices du film actuel ? :)

autre chose : j'aurais donné cher à l'époque pour avoir et le look et le scooter de Sandor Eles : plus mod que çà tu meurs, manque plus que les Who en bande sonore.

savez vous où le film a été tourné exactement ? merci de m'avoir appris que le nom du village est imagniaire...je l'ai cherché sur mappy !
Theo Stoer
Messages : 30
Enregistré le : sam. avr. 13, 2013 3:03 am
Contact :

Re: And soon the darkness de Robert Fuest (1970)

Message par Theo Stoer »

Il a été tourné à côté d'Orléans.
Répondre