Deux jeunes femmes en vacances traversent la campagne francaise en bicyclette. Ce qu'elles ignorent, c'est que la region qu'elles traversent a ete le theatre l'annee passee d'une serie de viols et meurtres non-elucides. Suite a une dispute, les deux amies se separent. Un cauchemar est sur le point de commencer...
AstD tient presque du projet de “famille”, car reunissant dans les roles de producteurs et scenaristes Brian Clemens et Terry Nation qui ont déjà oeuvre sur The Avenger (1961) et re-travailleront ensemble sur Thriller (1973).
Clemens, egalement producteur travaille de consoeur avec Albert Fennell qui co-produisait déjà The Avengers (1961) et avait co-produira toujours avec BC Dr. Jeckyll and Sister Hyde (1971), Captain Kronos – Vampire Hunter (1974) The New Avengers (1976), The Professionals (1977). Le quatrieme larron dans la bande sera le compositeur Laurie Johnson qui aura collabore a The Avengers (961)—encore!, The Professionals (1977), Thriller (1973) et Captain Kronos (1974).
Pour la mise en scene, le groupe fera appel a leur compatriote Robert Fuest, (The Abominable Dr. Phibes (1971), Dr. Phibese rises again (1972), The Devil’s Rain (1975). qui a egalement deja oeuvre sur…The Avengers (1961) et dont trois annees apres Just like a Woman (1967), AstD sera le deuxieme long-metrage.
Pour son premier essai au suspense cinematographique, Fuest livrera une copie sans faute—aucune! Fuest ciselera ses plans et sa realisation au scenario creant le malaise sous un soleil d’ete rayonnant et avec une action se passant dans une campagne francaise endormie, mais degoulinant de tensions et de frustrations exacerbees qui culmineront en un meurtre.
A la realisation de Fuest, que soulignera la musique lourde de menaces de Johnson, qui au passage reprendra quelques-uns de ses sonorites deThe Avengers (encore et toujours), s’ajoutera l’excellente interpretation d’un casting particulierement inquietant
Face a cette horde de suspects de tous poils, Pamela Franklin (The Legend of Hell House (1973), devra non seulement retrouver son amie disparue, echapper au kidnappeur de cette derniere, et demasquer (accessoirement) le coupable qui se cache dans la region.
Michel Dotrice (The Witches (1966) ) dans le role de l’amie disparue apporte le sex-appeal necessaire a son role de victime, tout en campant une jeune femme emancipee dont le seul tort est d’avoir voulu s’amuser pendant ses vacances.
Sandor Eles (The Baron (1966), The Saint (1965), Strange Report (1969) interpretera l’etrange et non moins inquietant personnage rodant autour de l’heroine, qui sera au choix, le red hering du film, ou un coupable aux mains rouges.
John Nettleton (Department S (1969, The Protectors (1973) ) sera le gendarme dans la circonsription duquel un manique sexuel assassin semble avoir pris ses habitudes .
Clare Kelly (Ghost Squad (1963), Gideon’s Way (1964), Z Cars (1962) dans le role d’une compatriote britannique dont la presence en ces lieux pourrait ne pas etre si fortuite que ca, vient completer le casting principal .
L’on notera aussi Jean Carmet dans le role de figuration d’un patron de cafe on ne peut plus qu’heureux de l’affluence generee par les activites du manique(!)
Si le film en lui-meme n’est pas novateur (les psycho-thriller depuis The Psycho (1960) sont legions), et que les recits de survival connaitront une explosion dans les annees 70s avec Deliverance (1972), Open Season (1974), et leurs avatars, ce qui met ce metrage a part, est son refus total de sensationalisme, tant par la mise en image que par le scenario ou le deroulement de son histoire.
Le film met le talent de ses interpretes (tous rodes a la television britannique) en evidence. Si l’on ne peut que deviner (avec facilite) la version grindhouse d’un meme sujet au regard de Death Weekend (1976) ou Day of the Woman (1978), l’on ne peut qu’adherer au traitement efficace, mais sobre de l’ensemble.
A voir, car un petit modele de ce qui peu etre fait dans un genre, qui a quand meme tendance a souvent “deraper”.
And soon the Darkness: 4 / 5
P.S. A noter qu’un remake avec deux americaines(!) en Argentine(!) est en preparation…Sortie en 2010. Oh, boy…

En direct du Japon. Bonsoir. A vous, Cognac-Jay.