L'inévitable catastrophe - 1978 - Irwin Allen

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eric draven
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L'inévitable catastrophe - 1978 - Irwin Allen

Message par eric draven »

Une gentillesse ailée cette semaine.. Eric se reserve en perversités pour Noel! 8)

Producteur, scénariste de classiques tels que La tour infernale dont il fut l'heureux réalisateur ou L'aventure du Poseidon mais également de séries TV à succés telles que The time tunnel et Voyage to the bottom of the sea, Allen s'est également laissé aller à la réalisation en mettant entre autre en scéne ce roman d'Arthur Herzog, The swarm, devenu en France L'inévitable catastrophe pour sa sortie en salles.

A bien des niveaux ce titre français résume pour une fois parfaitement le film qui risque par contre de decevoir les adeptes du roman. Herzog y décrivait un monde futuriste plutôt sombre se basant sur des attaques d'abeilles meurtrières rapportées par des entomologistes ayant constaté de sérieuses mutations sur ces insectes. Allait donc ainsi se retrouver assaillie par des essaims d'insectes une tranquille petite ville d'Amerique...

Allen balaie tout le suspens du roman, tout le coté mathématique de l'enchainement des evenements qui aboutiront à l'inévitable drame.
Fort de la réputation acquise par le spectaculaire de La tour infernale et du Poseidon, Allen pense surtout à étaler ses séquences d'attaques mais engluées dans un récit poussif, elles perdent beaucoup de leur force.

Si The swarm se laisse regarder avec un certain plaisir, le film accumule tous les clichés du genre et fait appel aux stéreotypes les plus éculés. D'une linéarité exemplaire, caricaturale à souhait, l'histoire n'est jamais surprenante ni trés convaincante, encore moins logique.

S'y agitent vainement des personnages fades et archi faconnés- le général brave mais obstiné, la doctoresse amoureuse du cerveau de l'équipe, le bon professeur paralytique, l'institutrice d'âge mur courtisée par deux cow boys mielleux quand ils ne sont pas carrement de simples silhouettes qui disparaissent.

La réalisation plutôt mollement menée ne rehaussent guère l'interet du scénario totalement prévisible et le manque de conviction des acteurs guère concernés dirait on par cet horrible essaim d'abeilles africaines.

Quant aux fameuses scénes d'attaques, elles sont malheureusement disséminées de façon trop éparses et trop souvent mal amenées ce qui leur fait perdre pas mal de leur force. La tension s'en trouve donc amoindrie et au même titre que le spectaculaire qui aurait du en découler. Elles restent pourtant un des rares interets du film et réveilleront le coté insectophobe du spectateur, rares moments de bonheur de ce film.
Allen tente de les rendre tétanisantes en filmant les victimes au ralenti, couvertes d'abeilles, se tordant de douleur. En cela, l'attaque des parents de Paul fonctionne assez bien tout comme celle de l'école, Allen se laissant aller à quelques plans d'enfants morts. 8) 8)
On n'en dira pas tant de la catastrophe ferroviaire ratée, une deception de la part de celui qui jadis qui nous fit frissonner avec le Poseidon, smple maquette tombant dans le vide avec force cris.

Le final tout dramatique qu'il se veut est loin d'avoir l'ampleur digne de son titre et de son réalisateur surtout, la ville en flammes se résumant ici à un batiment et une mini rue en proie au feu. On est loin cette fois du spectaculaire de La tour infernale. Il en va de même pour certaines transparences grossières ici qu'Allen aurait pu éviter.

Reste donc un film animalier qui passe à coté de son objectif, une transposition ratée d'un roman particulièrement noir et pessimiste. The swarm ne s'élève jamais plus haut qu'une simple série B, pas vraiment ennuyante mais loin d'être spectaculaire, un film archi-stereotypé sans surprise aucune rehaussé pour notre plus grand bonheur par la partition musicale de Jerry Godsmith et quelques attaques d'abeilles qui délivreront quelques gentils frissons aux plus sensibles.
De Irwin Allen on était en droit d'attendre beaucoup plus.
Gros échec lors de sa sortie, Irwin Allen n'eut guère plus de chance avec ses travaux suivant, la piteuse suite du Poseidon et le poussif When time ran out.

Sont présents au rendez-vous le vétéran Richard Widmark en général obstiné, les abominables frisettes du toujours batracien Michael Caine plus détaché et flegmatique que jamais récitant ses théses d'entomologie apprises par coeur, Katharine Ross en doctoresse amoureuse, la toujours gironde De Havilland en institutrice courtisée et le plus que toujours irritant Richard Chamberlain en professeur transparent, peu présent Dieu soit loué!

Ceux qui comme Eric detestent ces bestioles ailées, seront heureux par contre de les voir griller dans des trombes de flammes!! Sales betes! Nous detestons les guêpes et autres abeilles! :twisted:

Le corbeau à la taille de guêpe qui butine, butine, butine.. 8) 8)
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milton arbogast
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Re: L'inévitable catastrophe- 1978- I. Allen

Message par milton arbogast »

...avec "LE JOUR DE LA FIN DU MONDE" (et du film catastrophe) et "LE DERNIER SECRET (éventé) DU POSEIDON", "L'INVEVITABLE CATASTROPHE" représente le 3ém clou du cercueil d'un genre lancé pourtant avec brio par Allen lui même 5 ans plus tôt.
Mais a force de ressasser la même formule avec de moins en moins de savoir faire, on arrive ici au nadir du genre.
Presque aussi drôle que "Y A T IL UN PILOTE DANS L AVION", le second degrés en moins, on a droit ici a un liste exhaustive de tout les clichés accumulé (et déjà vu en mieux) dans les oeuvres précédente du même acabit, et l'on reste ahuri par la ringardise de certaines scènes, tel cette vision de l'enfant traumatisé par les bestioles et qui voit Michael Caine transformé en abeille géante, ou cette vision subjective kaléidoscopique vu dix mille fois (au moins) depuis "LA MOUCHE NOIRE".
Insulte suprême, L'INEVITABLE CATASTROPHE échoue même dans la traditionnelle scène du "Shelley Winter syndrome", à savoir, faire verser une 'tite larme sur la mort inopinée d'une vieille gloire largement ménopausée, ici Olivia De Havilland, encore plus tête à claque que dans "Gone with the Wind"-ce qui n'Ets pas peu dire!!!-
Côté catastrophe miteuse, je préfère de loin la CITE EN FEU d'Alvin Rakof, ou pour les bestioles agressives, L'EMPIRE DES FOURMIS de Bert I. Gordon, tout deux de la même époque.
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"Monty" Burns

"...JERRY GOLDSMITH EST MORT????"
Milton Arbogast, Posted: Fri Mar 07, 2008 12:13 pm
eric draven
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Re: L'inévitable catastrophe- 1978- I. Allen

Message par eric draven »

milton arbogast a écrit :.. Presque aussi drôle que "Y A T IL UN PILOTE DANS L AVION",

... cette vision de l'enfant traumatisé par les bestioles et qui voit Michael Caine transformé en abeille géante,

... L'INEVITABLE CATASTROPHE échoue même dans la traditionnelle scène du "Shelley Winter syndrome", à savoir, faire verser une 'tite larme sur la mort inopinée d'une vieille gloire largement ménopausée, ici Olivia De Havilland, encore plus tête à claque que dans "Gone with the Wind"-ce qui n'Ets pas peu dire!!!-
:lol: :lol: :lol: Un rien exagéré mon cher Milton.. Plus drole qu'un Y a t'il.. voilà qui est dur, trés dur.. et a ce niveau je n'aurais pas tenu 2mn!! :twisted:

Es tu sur que c'est la vision de Caine transformé en abeille géante qui effraie l'enfant.. et pas caine tout court!! :mrgreen: Tout être vivant est pris de panique face au globuleux michael caine et ses frisettes!! :mrgreen:

Ah la Havilland!! La Havilland en institutrice prude et vieille fille, éprise d'un vieux beau qui lui offre des roses.. mais meurt sous l'emprise d'un essaim d'abeilles.. Povrette! :? Voilà longtemps qu'on avait plus vu un role si urticairant.. que c'est un soulagement de la vooir disparaitre.. Gone with the swarm :lol:

Raté certes mais bon, ca reste distrayant et quelques séquences d'attaques sont assez réussies tout de même.. si on est d'autant plus abeillophobes :? ! Et puis Allen nous montre tout de même un parterre de gamins morts dans l'école maternelle et ca, c'est osé ici.. et donc c'est bon!! :-D

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Le grosse De Havilland terrorisée.. c'est drole! :lol:

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Mon Dieu! Vite ma bombe se dit notre gironde De Havilland!! :mrgreen:

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Elle, on l'aime, c'est notre Katharine Ross avec les legendaires frisettes de Michael caine

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Re: L'inévitable catastrophe- 1978- I. Allen

Message par milton arbogast »

eric draven a écrit :.. Gone with the swarm :lol:
:lol: ...on en vient a trouver ces petites bestioles sympathique aprés nous avoir debarassé definitivement de cette vieille peau* et de ces deux cretins de chevalier servant.

...Et c'est un homme qui verse sa petite larme à chaque fois que Shelley nous fait le grand plongeon dans POSEIDON qui vous dit ça!

...Et Michael Caine, mon dieu!!! ...j'espere qu'il a changé d'agent aprés avoir enchainé LE DERNIER SECRET DU POSEIDON et THE SWARM!!!


:idea: Faudrait que Roland Emerich nous face un p'tit remake tient, sa serait aussi mauvais que l'original (non, plus c'est pas possible), mais on gagnerait sans doute (pas difficile me direz vous!) côté spectaculaire



PS: *il est vrai que -jeune ou vieille- je toujours trouvais De Havilland particulièrement tête à claque! ...en grande partie a cause de GWTW il est vrai!
Je prend même un plaisir sadique a voir toute les miseres qu'on peut lui faire dans LADY IN A CAGE! :twisted: ...oui je sais: shame on me!!!
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Milton Arbogast, Posted: Fri Mar 07, 2008 12:13 pm
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Re: L'inévitable catastrophe- 1978- I. Allen

Message par celia0 »

L'affiche est sympa en tout cas!
Avis aux nouveaux forumers, il est parfaitement normal voir de santé publique d'envoyer chier manolito au moins une fois.
Jérôme
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Re: L'inévitable catastrophe- 1978- I. Allen

Message par Jérôme »

dispo uniquement en version longue en dvd, même en france avec suelement la vOSTF, car le doublage Vf n'existe pas pour ce montage
Sa place est dans un Blu-Ray !
manuma
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Re: L'inévitable catastrophe- 1978- I. Allen

Message par manuma »

Le film, annoncé pompeusement par Allen comme une prédiction et non une spéculation, est d'une ringardise absolue, à la fois bavard, peu spectaculaire et proche du ridicule dans certaines de ses intrigues secondaires. Mais je l'aime bien quand même. Il y a 2 ou 3 scènes qui fonctionnent à peu près, comme celle d'intro, boostée par un excellent morceau à suspense pré-Alien de Goldsmith - le seul qui semble y croire ici - et un casting joliment bigarré. Croiser dans un même film Michael Caine, Richard Widmark, Ben Johnson, Slim Pickens, Bardford Dillman et Cameron Mitchell, voilà qui suffit à me faire passer un bon moment.

Je n’ai pas souvenir de ça, ma dernière vision du film remontant à une quinzaine d'années, mais apparemment Allen, soucieux du tort que son film pourrait causer au secteur apicole américain, fit ajouter au générique de fin cette curieuse mention : « Les abeilles tueuses africaines ne doivent pas être confondues avec les abeilles à miel américaines, rudes à la tâche, qui nous alimentent en miel et butinent le pollen de nos fleurs ».
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Re: L'inévitable catastrophe- 1978- I. Allen

Message par celia0 »

:D :D :D :D Excellent. Du coup j'ai presque envie de voir le film! Déjà qu'on censure les tex avery ppour prévenir toute interprétation raciste, j'imagine l'interprétation d'une phrase pareil dans le contexte d'aujourd'hui!
Avis aux nouveaux forumers, il est parfaitement normal voir de santé publique d'envoyer chier manolito au moins une fois.
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Re: L'inévitable catastrophe- 1978- I. Allen

Message par Superwonderscope »

manuma a écrit :Le film, annoncé pompeusement par Allen comme une prédiction et non une spéculation, est d'une ringardise absolue, à la fois bavard, peu spectaculaire et proche du ridicule dans certaines de ses intrigues secondaires. Mais je l'aime bien quand même. Il y a 2 ou 3 scènes qui fonctionnent à peu près, comme celle d'intro, boostée par un excellent morceau à suspense pré-Alien de Goldsmith - le seul qui semble y croire ici - et un casting joliment bigarré. Croiser dans un même film Michael Caine, Richard Widmark, Ben Johnson, Slim Pickens, Bardford Dillman et Cameron Mitchell, voilà qui suffit à me faire passer un bon moment.
C'est peu ou prou ce que je pense du film (et ce commentaire s'applique aussi au jour de la fin du monde!). Précisons quand même que le film avait été un grave échec au box office -je crois me souvenir qu'en France il n'avait cumulé que 66 000 entrées-, bien pire que Poseidon 2 ou le When Time ran Out.

...vous avez quoi, aussi, contre Olivia de Havilland? je l'aime bien, moi. Elle fait sa Gloria Swanson ou sa Shelley Winters mais le rôle est tellement peu intéressant que, bon, elle sauve pas grand chose/ Quant à Goldsmith, si j'aime bien le thème principal du film, le reste de sa partition n'est quand même pas extraordinaire...
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Re: L'inévitable catastrophe- 1978- I. Allen

Message par arioch »

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On a chroniqué le bidule en 2003 ici : http://www.devildead.com/indexfilm.php3 ... FilmID=547
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eric draven
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Re: L'inévitable catastrophe- 1978- I. Allen

Message par eric draven »

milton arbogast a écrit :
eric draven a écrit :..
...Et c'est un homme qui verse sa petite larme à chaque fois que Shelley nous fait le grand plongeon dans POSEIDON qui vous dit ça!
On est deux, on est deux, nous nous partagerons nos petits mouchoirs brodés.. Shelley c'est Shelley!! 8)

Par contre j'ignorais que le film existait dans une forme longue.. Deja qu'il dure 1H50 dans la version francaise, ce qui n'est pas mal vu l'ensemble :roll: .. j'ai un peu peur de cette version longue.. :?
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Manolito
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Re: L'inévitable catastrophe- 1978- I. Allen

Message par Manolito »

Alors que les abeilles nous sont présentés aujourd'hui comme une espèce menacée, l'alarmisme de "L'inévitable catastrophe" laisse de glace. Il faut le dire, ce film est ennuyeux, très ennuyeux. Les effets spéciaux sont corrects, mais les scènes d'attaque des abeilles sont pataudes, la mise en scène est plate, lourde, c'est une catastrophe. Les personnages meurent dans l'indifférence (l'accident de train !), les célébrités se bousculent n'importe comment, ayant souvent à peine le temps de lâcher quelques phrases (José Ferrer, Cameron Mitchell), certaines intrigues se déroulent dans le chaos (la maladie de Katharine Ross). Les effets spéciaux sont loin d'être peaufinés, comme ces accidents de train et d'hélicoptère qui sentent la pauvre maquette à des kilomètres. Bref, du grand n'importe quoi. On se réveille tout de même pour le final à partir de Houston, qui trouve enfin le tonus nécessaire et offre quelques moments un peu spectaculaires. C'est bien peu pour ce film sans grand intérêt et mal fichu.

Vu sur ocs replay, version courte (le montage cinéma en fait, la version longue étant apparu pour la télévision, puis en dvd), copie 2.35 16/9 très correcte, avec vm anglaise stéréo stf. Initialement, le mixage est du stéréo 4 pistes.
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Re: L'inévitable catastrophe- 1978- I. Allen

Message par comte vonkrolock »

Sa me fait penser que j'ai ce film de Irvin Allen en DVD Warner depuis pas mal d'année. Que je n'est jamais réussit a voir en entier et pour cause il est sacrément trop long (149mn) avec seulement une VO-stfr, la VF aurait pu aider a me le visionner ou en famille ou avec des amis qui la plupart ne supporte malheureusement pas les VO )8

Du coup sa ne me donne toujours pas envie (surtout le courage :mrgreen: ) d'essayer de nouveau un soir tardivement en seconde partie de soirée, et se malgré un très bon casting: Michael Caine, Richard Widmark, Katherine Ross, Richard Chamberlain, Olivia de Havilland, Jose Ferrer, Henry Fonda et tant d'autres :(
Toi t'est un flic..? Non j'uis un con. :D
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Re: L'inévitable catastrophe- 1978- I. Allen

Message par Superwonderscope »

Mission : revoir la chose.
Lieu : mon salon
Moyen : le Laserdisc NTSC d'époque :D

2H36 avec le mixage stéréo d'époque et en Panavision 2.35:1

Quelle épreuve!

Déjà, 2H36 de définition Laserdisc sur un écran Plasma, ça pique les yeux. Bon, après une dizaine de minutes, on s'est habitué et au final, ben , ça passE. On va dire que ça fait Vintage :D .

Le film. En fait, le premier quart d'heure passe plutôt bien. Les accidents d'hélicoptères sont même plutôt habilement filmés et les explosions réussies. Beaucoup mieux que dans ma mémoirE. Dès l'arrivée de Michael Caine, ça ne va plus. Je ne pense pas qu'i ait jamais été aussi mauvais qu'ici. Un bâton dans le cul, en train de gueuler pour un oui/pour un non, des colères au bord du ridicule (devant un Widmark impassible). Il faut dire qu'il est affublé de dialogues aussi risibles les uns que les autres.

En fait, cette version de 2H36 est d'une longueur pratiquement intenable. Des sous-intrigues en rafale, plâtrées ça et là, avec des dialogues d'une platitude désespérante. Rien de vraiment impliquant, si bien que le défilé de "stars" se résume à des noms au générique. En effet, Olivia de Havilland, Shelley Winters de substitution, n'émeut en rien. Pire encore, elle joue comme une tarte. Son "moment" où elle voit les enfants mourir est hallucinant de bêtise : on dirait qu'elle est en train de simuler...on ne sait pas quoi. Son espèce d'ahanement m'a fait eclater de rire! En fait, c'est à peu près du même niveau pour le reste du casting : irwin Allen n'est en rien un directeur d'acteurs et ça se sent. La seule scène à peu près potable reste celle où Fonda (qui a pourtant l'air de s'en cogner grave) s'inocule du venin pour tester un vaccin. Avec la scène qui préfigure celle de Louise Fletcher dans Brainstorm, d'ailleurs.

Le scénario aligne les stéréotypes du genre avec une désinvolture et un sérieux qui frise l'indécence. Silliphant était-il conscient de ce qu'il écrivait? A se demander. Le gamin responsable de la mort de 232 (232!) personnes a droit à un discours compréhensif de Caine qui finit par l'envoyer se coucher. Gné? En fait, le nombre de morts s'empile - je crois qu'à un moment Caine parle de 36 000 morts sur Houston suite à l'explosion nucléaire - oui, il y en a une, bien ridicule-, mais on s'en contrefiche. Rien n'est fait pour ressentir quelque chose pour ce qu'il se passe à l'écran, c'est dramatique!

Les scènes de désastre sont médiocres : le train, en effet, fait parfois maquette foireuse. mais il faut dire que les explosions restent sympa. Idem pour Houston en flammes (on ne verra pas grand chose, ceci dit), la bataille de lance-flammes est quand même impressionnante. Mais hélas, ça se solde par des morts débiles. Le scénario se d"barassee de la quasi-totalité du casting sans en avoir grand chose à foutre
Spoiler : :
les morts de Chamberlain et Widmark se passent comme si des 3 e rôles étaient expédiés
. Et le final, précipité comme pas permis, est d'une bêtise sans nom. Pendant 140 minutes en dépit du bon sens, on cherche cherche... et hop, du fond des chiottes la soluce est trouvée et balancée en 5 minutes. Avec un plan final sur fond de ciel en feu, Caine paralysé du visage et Ross apeurée en faisant une leçon à l'humanité. Sur un fond de Dieu qui regarde tout tout, bien sûr.
Pépite parmi d'autres :

-Caine, au chevet de Ross qui a des halles d'abeilles génates: "Mon Dieu... faites qu'elle Survive!
-Dillman, le regardant l'oeil mauvais : "mais... peut-on faire confiance à un scientifique qui prie??
-Widmark, en vieux briscard à qui on ne la fait pas, mais qui revient enfin à ses sens : "je ne ferais pas confiance à un qui ne le fait pas."

CQFD

Bon, je suis malgré tout content de l'avoir revu, même si c'était bien pénible d'arriver au bout. Un non-sens cinématographique, une perle d'outre-espace temps. Comment Warner a pu laisser un truc pareil me dépasse. Qu'ils aient remis le couvert avec Poseidon 2 et le Jour de la Fin du Monde est effarant. (ceci dit, je devrais me les refaire aussi :D )

La chose qui me ravit au fond, est que mon lecteur laserdisc fonctionne toujours aussi bien pour son 21e anniversaire :-D
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Re: L'inévitable catastrophe- 1978- I. Allen

Message par Superwonderscope »

Ce chef d’oeuvre de Non-sens arrivé en Blu Ray chez Warner Archive
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