L'arrivée d'un nouveau film de Quentin Tarantino est toujours un événement particulier. Largement commenté dès les premiers jets de scénario, suivis de près tout le long de son développement par des milliers de fans conquis d'avance et une bonne poignée de détracteurs se préparant au "combat", le visionnage du film pourrait presque faire office de détail, de passage tout de même obligé avant d'aller donner son petit avis sur les forums et les réseaux sociaux, lire les autres opinions, des avis des critiques estampillé "professionnels" aux simples amateurs de cinéma et d’éventuellement casser du fans ou du haters !
Tarantino aura en tout cas fait fort cette ci, avec cette version "longue" tournée en 70 mm et logiquement disponible quasiment ... nulle part !
Tourner en 70 mm, pourquoi pas, mais doter cette version de scènes inédites, et priver en gros 95% des spectateurs impuissants de cette version du film, voilà une sorte d'élitisme assez mal placé !
Enfin bon, c'est pas grave, ça aura au moins été l'occasion pour moi de retourner aux Champs Elysée !
Attention spoilers !
Il y a bien longtemps qu'avec Tarantino, tout bon réal qu'il soit, on sait à quoi s'attendre et son dernier film s’inscrit ainsi parfaitement dans la droite ligne des derniers.
C'est sympa, avec un casting solide, et quelques scènes assez gratinées, mais on a envie de ce dire, un peu comme d'habitude : Tout ça pour ça ?
Quand on parle de 70 mm, on pense a "Laurence d'Arabie", "Les dix commandements" ou à "Ben Hur", pas à une salle à manger avec une cafetière !
Quand au score de Morriconne, si il est sympa, il aurait probablement pu être réalisé par un autre compositeur, même si ça aurait évidemment moins claqué sur l’affiche !
Le film est évidement très bavard, avec une première partie interminable dont on aura probablement beaucoup de mal à se souvenir 2 ou 3 jours après avoir vu le film.
Les premiers films de Tarantino était remplis des scènes de dialogues savoureuses et de scènes extrêmement marquantes. Mais celà, ça commence sérieusement a dater !
Des dialogues ou des scènes "cultes" dans "Boulevard de la mort", "Inglorious Basterds" voir même le pourtant très sympa Django Unchained ?
Hum, pas vraiment, et c'est pas avec The Hatefull Eight que ça va s'arranger ! (Samuel L Jackson avec les couilles explosées ? Ouai, bof ...) et ce malgré une seconde partie nettement plus corsée que le première ou il était assez difficile de ne pas s'endormir ! (A part lors de ses 5 dernières minutes qui pour le coup risquent tout de même de marquer les spectateurs !

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On a évidement droit a des fulgurances de violence dont Tarantino est coutumier mais qui n'impressionneront réellement que le grand publique, à priori peu habitué a voir des têtes exploser en gros plan ou voir des mecs gerber du sang comme dans "Cabin Fever" !
Ah, et sinon, faudra m'expliquer pourquoi, 5 minutes avant la fin du film, un redneck admirateur des confédérés se prends soudain d'affection d'un noir tueur de sudistes ?
Bref, comme souvent avec Tarantino on sent comme une certaine paresse par rapport a ce que le film aurait pu être si ce dernier était un peu moins convaincu de son génie et avait un peu plus bosser des petits trucs comme, hum, le scénario, le rythme, la caractérisation des personnages ou encore des dialogues supposes encore aujourd'hui être sa marque de fabrique et marquer les esprits !
"The Hateful Eight" n'en demeure pas moins un bon petit western plutôt sympa a suivre si on a bien pris soin de prendre une grande tasse de cafe avant !
Se rappeler la bande annonce de "The Revenant" (Film dont je ne connais même pas le nom du real !) juste après avoir vu "The Hateful Eight" permet cependant de mesurer la différence entre une sorte d'objet hype comme l'est un peu tout film de Tarantino et un vrai film classique plein de promesses !
