Enfin vu hier soir ce 5ème opus de la saga via le coffret ESC.
Était-il vraiment utile de pousser jusqu'à un cinquième épisode ? Le 4ème n'était déjà pas reluisant et relevait plus du téléfilm un peu anecdotique et brassant des images des films précédents.
Là, on retrouve donc un Reggie vieillissant errant dans le désert à la recherche de Mike... puis, en parallèle, notre Reggie encore plus marqué par l'âge dans un hospice, frappé, lui apprend Mike, de sénilité. Deux vies parallèles, l'une faite d'action, où le Tall Man (incarné une dernière fois par Angus Scrimm, vraiment marqué par l'âge et à qui le film est dédié) aurait étendu sa domination.
Il y a une tentative louable de boucler la boucle
mise à mal par cette relance finale, dans le générique - la séquence de trop ?
L'image fait très vidéo et on sent bien qu'à partir du 4ème opus, le budget était de plus en plus réduit. On est donc très loin de l'ambiance des premiers, avec la plupart des effets créés en numérique - jusqu'à un effet qui évoque fortement
Matrix, et là, j'ai trouvé ça très déplacé, où on voit le Tall Man démultiplié dans une sorte d'univers blanc, clamant qu'ils est immortel, qu'un de ses avatars en remplacera toujours un autre s'il s'avérait vaincu par notre héros.
Bref si Coscarelli a passé la main à un autre réal, il s'avère qu'il a cosigné le scénario et qu'il était bien présent sur le tournage, comme le montre le court making-of qui accompagne les bonus.
Je ne retiendrai du film que ce côté très cheap mais qui tend tout de même à boucler la boucle.
Ah ! Le truc qui m'a presque fait décrocher du film, et cela dès les premières minutes : une faute d'orthographe énorme dans les sous-titres :
J'ère pour
J'erre 
en plus de maladresses, à plusieurs reprises, dans la traduction. Impossible d'y remédier, le film n'est présenté qu'en VOST.