Je suis ressorti de la salle assez content de la vision du film, même s'il fat bien admettre un manque patent de tension. Maintenant, vu le sujet et le déroulé, est-ce une maladresse ou un choix délibéré?
J'aime en effet ce côté syndrome post-traumatique chez Laurie Strode, son enfermement dans "sa" réalité et sa barricade physique et mentale. Ce point de vue de victime n'a jamais été traité de manière évidente, voire même absente des autres films. uN prisme de lecture rare (et à contrario de Taki, que je ne trouve pas évident du tout à cerner dans le H2 de zombie, perdu dans ses élucubrations trashouilles). Complètement paranoïaque : qui ne le serait pas après ces attaques?Mais loin d'être dupe (voir l'interview surréalistes de journalistes anglais, qu'elle envoi paitre non sans s'être faite payer)
côté horreur, il y a bien quelques scènes sanguinolentes, mais j'ai senti que ce n'était pas ce qui intéressait pleinement le réalisateur. Voir le crâne défonce dans la station service, la caméra effectue un travelling latéral depuis la mâchoire déglinguée, mais de manière furtive, s'attardèrent plus sur l'ambiance autour. Il n'y a guère que le défonçage de crâne du journaliste qui semble quelque peu brutal. Une claire déception pour les amateurs d'horreur pure dans ce département/ Maintenant est-ce que Green a réellement voulu faire peur? Si oui, c'est très maladroit. Certaines scènes d'attaques sont peu amènes (l'amoureux transi). Il y a surtout ce choix de faire des générations de femmes des héroïnes au profit d'un croquemitaine dont les oripeaux ont été endossés par d'autres symboliques (les prédateur sexuels, par exemple) qu'en 1978. Et la dernière image
annonce à la fois une suite possible tout comme le fait que
Avec le recul, il me semble de Green fait une déclaration de (ir)respect et d'amour à son illustre modèle. Quelques clins 'oeil, décalquant des scènes de l'orignal (la cote du balcon e Laurie vs celle de Michael dans la version 1978, entre autres). Jusqu'à quelques coups de griffes vers certains opus (genre Michal qui sait conduire, ici avec la voiture qui arrive à la maison Strode au final... pour se rendre compte que non, c'est pas Michale au volant!)
et quelques idées que j'ai trouvées bien troussées : honnêtement,
, je l'ai pas vu venir. Et ça m'a beaucoup plu, en faisant un nouveau monstre
, finalement plus monstrueux que Michael même?
Idem pour cette prolongation de triple génération de femmes en proie à des démons bien différents. Et ce Dr qu'y se prend ces mauvais commentaires... un peu de mal à comprendre pourquoi, surtout après Un McDowell bien caricatural. Il n'est pas non plus le sujet, comme pouvait m'être Pleasence il ya 40 ans. je l'ai trouvé tout à fait à sa place ici, sans appui mais avec un rôle pivotal dans l'imagerie du monstre démystifié. Green ne fait pas de clin d'oeil humoristique - la réalité du croque-mitaine passe par Laurie Strode et sa réalité de combat.c'est juste qu'aujourd'hui, avec les codes connus de Michael (ses motifs d'attaque dans les voitures, etc.) il n'a plus le motif de surprise. c'est out être là la limite du film, de ne pas avoir su renouveler jusqu'au bout le canevas. (et au fait, coucou Nick castle)
Certes, le film adopte les mêmes errements et limites de son original : personnages à peine dessinés pour les victimes, arguments d'attaque gratuits... maintenant, certains moment sont assez chouettes à voir et très Carpenter dans leur approche : le meurtre de la jeune femme à la fenêtre, avec Michael qui approche. Refus de faire sursauter, mais de provoquer la montée en puissance du suspense jusqu'au climax.
Reste le dernier quart du film, un beau modèle du genre. Tendu, avec des moments forts, des acteurs qui y croient, des retournements de situation bien vus, qui m'ont agréablement surpris. J'ai trouvé cela assez jouissif, et finalement pas si étonnant vu le coté peu agressif des plans précédents... comme pour justement mieux mettre en évidence ce climax final. une logique de mise en scène contestable vu le manque de tension initial, mais ça peut se comprendre.... dommage que l'utilisation actuelle du format scope soit aussi peu importante sur le récit, la profondeur de champ, les niveaux de lecture... un vrai manque du numérique en ce sens. Je suis raccord avec dario, c'est un net en dessous de l'approche argentique du format par Carpenter et consorts. ici, c'est assez criant. Maintenant... je ne nierai pas mon plaisir à retrouver Jamie Lee Curtis en pleine forme, batailleuse/rageuse vieillie mais toujours en pleine possession de sa démesure.
Pas mon halloween préféré et très d'être le pire non plus/ dans le trio de tête pour ma part...
Pour ceux qui resteront jusqu'au bout du générique :
NB : j'ai vu PJ Soles au générique de fin, visiblement dans le rôle de la prof? Je ne l'(ai pas reconnue!
Oh really? Well then I'm sure you wouldn't mind giving us a detailed account of exactly how you concocted this miracle glue, would you ?