Un Candyman que je n'avais pas revu depuis longtemps, trouvable lui aussi à juste prix (15 euros) aussitôt après sa sortie.
Juste prix parce que s'il est plaisant de pouvoir revoir le film, force est de constater qu'il n'arrive pas au genou de l'original (donc un peu plus haut que la cheville quand même), et que la copie est quand même assez fatiguée. C'est bien plus propre que les anciens DVD, mais la définition n'est pas bluffante loin s'en faut. On note également pas mal de petits scratchs blancs ou noirs qui auraient pu être supprimés. Ca fourmille pas mal, les couleurs sont un peu termes. Bref, c'est de la HD d'entrée de gamme.
La VF est très étouffée mais ce n'est que par moments. C'est assez régulier donc je ne sais pas d'où sont récupérées ces VF mais les variations sont vraiment étranges. La VO est en revanche très dynamique, avec beaucoup d'énergie lorsqu'arrive le thème de Glass
Concernant le film, on peut dire san trop se tromper que c'est une suite assez intelligente et ce pour plusieurs raisons. La première, c'est qu'il reprend les ingrédients qui ont fait de CANDYMAN un vrai succés. A savoir le crime racial, l'amour mixte impossible, la transposition dans un univers défavorisé contemporain. On a un vrai respect du personnage qui n'est pas un vulgaire croquemitaine. On ne cède pas non plus aux sirènes de la facilité et s'il y a bien l'introduction avec un premier meurtre saignant, le film prend ensuite beaucoup de temps à poser son histoire, son contexte, ses personnages. Candyman ne reviendra donc à l'écran que 37 minutes plus tard ! Enfin, l'idée de placer l'action à la nouvelle Orléans est une excellente idée parce que la ville est chargé d'histoire et d'injustice, avec une communauté noire importante, mais souvent ghettoïsé et modeste.
Le problème du film, c'est qu'il est (trop) souvent dans la redite du premier, avec juste une nouvelle femme à aimer. Un peu léger, sans trop de prise de risque... La musique de Glass n'est pas toujours bien utilisée et tombe parfois comme un cheveux dans la soupe. En même temps elle est tellement belle qu'on leur pardonne !
Côté bonus, ESC reprend une partie des éléments du disque Shout Factory. A savoir tout d'abord l'interview de Tony Todd, très sympathique, d'une durée de 25mins55secs. Il s'intéresse au 2eme opus mais parle de son personnage, comment tout à débuté et s'offre quelques digressions. Très intéressant. On retrouve également l'interview de Veronica Cartwright qui nous explique que c'est pas son genre de film et qu'à la base, elle n'aspirait pas à ce retrouver dans ce genre de prod. En même temps, elle n'a pas grand rôle ici mais bon, elle livre quand même quelques anecdotes sur 11mins.
Ensuite, ESC a fait le choix malheureux d'oublier le commentaire audio du réalisateur Bill Condon au profit d'un entretien avec Christophe Lemaire. Et là, comment dire... Je suis pas convaincu qu'on gagne au change. Bref, c'est comme ça...