It's What's Inside / Jeu intérieur - Greg Jardin (2024)

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Superwonderscope
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It's What's Inside / Jeu intérieur - Greg Jardin (2024)

Message par Superwonderscope »

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Une réunion d'avant mariage entre anciens potes de lycée vire au bizarre lorsqu'un des membres nommé Forbes (David Thomson, à la ressemblance étonnante avec Mark Zuckerberg) apporte une mystérieuse valise.

Voilà une bonne surprise (enfin). Comme quoi on peut être original en se creusant la tete. le seul vrai bon film que j'ai vu sur Netflix depuis 24 jours. Il a été présenté à Sundance, mais aucune sortie cinéma (le voir au ciné aurait été un experience, avec une salle pleine!) car acheté par Netflix. Donc direction petit écran.

Je ne connaissais rien du film. Bien m'en a pris. je vous engage de faire de même, de le voir et de ne pas lire ce que je mets juste en dessous.
Spoiler : :
Il se trouve que la fameuse valise contient une machine révolutionnaire permettant l'échange de corps. Et la soirée va tourner autour d'un jeu consistant à changer de corps et en devient qui est qui ( #marieangenardi ). Evidemment, les éléments vont prendre une tournure bien désagréable, au gré des rancœurs et éléments passés qui font surface.
A ce point, le film reprend des idées certes préexistantes
Spoiler : :
Freaky Friday, Talk to Me, Bodies Bodies Bodies
mais les porte à un niveau x1000.

Le Montage est proprement étourdissant. La mise en image hyper créative, à base de split screen, de découpage de l'image et de manipulation de leur sens. Ca va très vite et même si on en connait pas grand chose des personnages, la narration permet de s'y attacher un minimum. Bien que, sincèrement, il n'y en a aucun pour rattraper l'autre. L'auteur prend un soin malin à se foutre de la gueule des stéréotypes actuels de la Gen-Z mais sans enfiler de lourds sabots. Particulièrement appréciable ici: le fait d'arrêter de ressentir quoique que ce soit pour qui que ce soit et être juste excité d'attendre les horreurs qu'ils vont se faire.

Visuellement,, c'est là aussi très élaboré à un point qui est difficile d'imaginer. Enormément de détails dans la mise en images, le cadre fourmille d'informations et comme cela va très vite, il est parfois difficile de comprendre qui est dans qui et qui fait quoi. On commence à comprendre graduellement que des codes couleurs (Filtres RGB?) sont mis en avant par Jardin afin de comprendre "qui est dedans" et "ce qui est dedans".

La bande son, aussi, qui va de Sacha Distel (!) à Bruno Nicolai : le thème de La dame Rouge Tua 7 fois revient à deux moments clés, et c'est juste parfait car
Spoiler : :
on sent aussi un hommage subtil au film même
. Ironique et mise en abime des images. On sent que le film a été pensé, re-pensé-, re-re-pensé.

Le scénario prend des tournures inattendues et les retournements de situation franchement cool. Il y en a un que je n'avais pas vu venir
Spoiler : :
le retour de la soeur
et la fin est une bonne baffe. Nul doute que, si le film a fonctionné sur Netflix, une ou plusieurs suites vont voir el le jour, car les possibilités sont infinies!

"So suck on that, Bitch!"
Oh really? Well then I'm sure you wouldn't mind giving us a detailed account of exactly how you concocted this miracle glue, would you ?
tomfincher
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Re: It's What's Inside / Jeu intérieur - Greg Jardin (2024)

Message par tomfincher »

Alors... Déjà, le titre français est naze.
Ensuite... je suis très impatient de voir ce que le réalisateur va faire ensuite. J'ai pas accroché à tout le film, que j'ai trouvé assez foutraque... Ca va très vite, c'est un peu hystérique, j'ai eu du mal tout le long du métrage à me rappeler des personnages, des noms, etc. Et le concept du film n'aide pas non plus. Aussi La faute à une première partie un peu expédiée dans sa présentation.
Mais alors visuellement, c'est assez dingue.
J'ai passé tout le film à me dire que j'avais déjà vu ce style de réalisation quelque part. Sitôt terminé, je suis allé sur internet pour découvrir que le réalisateur avait déjà travaillé pour Netflix, en réalisant des teasers pour des séries. Teasers n'étant pas juste un montage de scènes existantes, mais de vrais court-métrages tournés pour l'occasion. Et bien souvent, ces courts étaient vraiment de bien meilleure qualité que les séries elle-mêmes.
Notamment Cowboy Bebop, dont le teaser promo m'avait vraiment alléché, avant de voir que la série entière était une belle déception.

Bref, le mec a un vrai style.
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