La grande muraille (Zhang Yimou -2016)

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fiend41
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La grande muraille (Zhang Yimou -2016)

Message par fiend41 »

La fameuse muraille aurait été bâtie pour protéger la chine d'une attaque répétée tous les 60ans de monstrueuses créatures aliens guidées télépathiquement par une patriarche. c'est derrière cette légende que vont s'allier des mercenaires européens cherchant à dérober le secret de la poudre noire et plusieurs corps d'armées spécialisées chinoises.

autant le film a coûté une fortune làbas, autant le scénario a du être offert car ça ne vole vraiment pas haut.. c'est tout autant vertueux, rédemptif, sacrificiel, que superbe et creux..

matt damon et son équipier ont la belle part des actions, ont du passer de longs moments en fond vert numérique pour leurs incroyables scènes de combat (toutefois moins délirantes que celle des naiades plongeantes chinoises, mais on s'interroge hors le visuel sur l'utilité de leurs sacrifices..), les chinois sont plus dans le groupe, mais leur héroine a vraiment superbe allure dans son élégante armure ajustée de valkyrie. willem dafoe a du trop prendre d'opium lui, il trouble son jeu incertain.

pas un gros film inoubliable hormis qq instants de chorégraphie quoi.

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Manolito
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Re: La grande muraille (Zhang Yimou -2016)

Message par Manolito »

Titre US : The Great Wall

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Des mercenaires venus d'Occident, à la recherche de la mythique poudre explosive des Chinois, arrivent à la Grande Muraille. Ils découvrent que l'Empire du Milieu est assiégé par de monstrueux reptiles qui dévorent tout sur leur passage...

Zhang Yimou est un cas assez particulier du cinéma chinois continental : dès le début de sa carrière, à la fin des années 80, il permet à ce pays d'apparaître sur la scène des festivals internationaux, de récolter des prix (notamment à Venise), sa première nomination aux Oscars (pour "Ju Dou") ou des succès publics ("Epouses et concubines" en France par exemple). Ce qui n'a pas empêché ce réalisateur de connaître certains soucis de censure dans une Chine encore très fermée.

Dans la foulée du succès mondial de "Tigres et dragons" d'Ang Lee, et comme la Chine s'ouvre au commerce international, Yimou signe des films d'aventures qui rencontrent des succès mondiaux, tels "Hero" avec Jet Li, "Le secret des poignards volants" avec Andy Lau et "La cité interdite" avec Chow Youn-Fat. Ce troisième titre connaît moins de succès en Occident quand même.

Pourtant, Zhang Yimou reste une sorte de grand cinéaste officiel pour la Chine continentale, et il se retrouve la tête de "La grande muraille", grosse coproduction sino-américaine portée par Universal et Legendary. Ce film doit au départ être réalisé par Edward Zwick (toujours crédité comme scénariste). En vedette, nous retrouvons Matt Damon, secondé par Pedro Pascal, et, dans des rôle ingrats, Andy Lau et William Dafoe.

"La grande muraille" se présente d'emblée comme une légende, et c'est certainement comme tel qu'il faut le prendre, une histoire avec des monstres fantastiques et des héros capables d'exploits et d'acrobaties fabuleux. L'histoire est menée à un bon rythme, elle propose en sous-main un petit sous-texte écologique : les Tao Tie (lézards géants destructeurs) ravagent et épuisent toutes les ressources des terres où ils passent : ils incarnent ainsi la cupidité qui transforme l'humain en bête irresponsable.

Cela étant dit, "La grande muraille" n'est pas une grande réussite, la faute déjà à un design des monstres et des effets spéciaux, pourtant concoctés par Weta et ILM, souvent inégaux, pour ne pas dire ratés par moment. En tout cas, pas à la hauteur de ce qu'on attend d'une telle super-production. La musique de Ramin Djawadi n'est guère inspirée, voire s'avère assommante. Les costumes colorés sont parfois kitsch. Mais il y a aussi des trouvailles amusantes, comme les armes gigantesques aménagés dans la muraille, tels ces catapultes ou ces cisailles géantes.

On apprécie aussi que le métrage nous épargne la bluette qui menace entre William et Lin Mae : finalement, ils restent durant tout le métrage deux guerriers qui se respectent réciproquement. "La grande muraille" est menée à un bon rythme, raconte une histoire simple, directe, bref, propose une aventure sympathique, un spectacle fantastique sans prétention mais honnête, malgré ses défauts réels.

Vu sur Netflix.
bluesoul
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Re: La grande muraille (Zhang Yimou -2016)

Message par bluesoul »

Vu sur Prime (Japon).

En fait, j'avais deja vu sur le terrestre nippon il y a quleques annees et ca ne m'avait pas plus marque que ca. Je dois aussi avouer que j'avais peut-etre regarde le truc d'un air trop distrait :oops: . D'ou: je lui offre une deuxieme chance.

Mouais...

A la base, les blockbusters chinois, c'est pas trop ma came. J'y vois un peu trop les defauts des blockbusters US, defauts auxquels s'ajouteraient ceux des prod chinoises... :?

Si p.ex. les blockbusters US me paraissent parfois fatiguants, leurs homologues chinois sont limites gavants )8 tellement ils surchargent le films: les couleurs (p.ex costumes, monstres, decors et a un moment une scene de quasi-caleidoscope multicolore dans une tour) tiennent presque du trip LSD )8 §£ .

Je dois avouer a l'epoque avoir parfois trouve les mises en couleurs des armures et armees dans certains Kurosawa assez "suspectes" mais c'etait rien a cote des delires couleurs bonbons de Zhang Yimou...J'en sors du mon visionnage avec une rage de dents. Pas de doute possible, j'ai du developpe des caries rien qu'a voir le film! :D )8

Concernant les autres aspects visuels du films, c'est bizarre comme d'un cote le film semble avoir eu un budget dementiel vu le spectacle offert (meme si on devine que le cast s'agite beaucoup dans des decors de couleur vert, et ce, du sol au plafond) mais que d'un autre cote certains SFX, comme les monstres, sont franchement mediocres... :? Pas sur si ces derniers sont inspires du folklore local, mais du design a l'animation en passant par le rendu, on est plus dans un serie B cheapouille qu'utre chose... :?

Le cote co-prod laisse aussi un peu dubitatif: quelques Laowai (etrangers) pour vendre le film aux USA et hors de Chine et tout le reste en mode chinois pour cartonner sur le plus grand marche au monde.

D'un cote, je ne suis pas sur a la base que Damon a les epaules assez larges pour le projet et a vrai dire, plus d'une fois, il a l'air un peu perdu dans ce qui se passe autour de lui... :roll: Les Chinois, plus rodes a l'exercice du blockbuster local, sont dans le trip, mais je doute que toutes ces "chinoiseries" interesse le pequenot ricain qui habite a anytown, USA. Pas sur non plus si le public a l'international soit plus receptif a ce spectacle sino-chinois, destine, interprete et produit plus pour le marche du Milieu que pour l'"exterieur"... :? (Au final, le film a perdu pas mal d'argent, CQFD...)

Cote contenu, on est resolument plus dans de la Fantasy qu'autre chose. Le coup du mur de defense m'a en fait beaucoup rappelle Attack on Titan japonais en mode anime/manga/live. Contrairement a ce dernier, exit le survivalisme glauque et bonjour l'aventure familiale en mode PG-13. J'ai pas mal pense a LOTR et la bataille de Helm's Deep dans certains delires de Yimou, mais en mode plutot gavant qu'impressionant...

Pour le reste, c'est bariole mais sans aucune surprise et on regarde le tout avec un interet limite voire, selon les cas un ennui poli et n'est pas loin d'etre content que ca s'arrete.

A vrai dire, j'ai trouve le truc trop balise et aurait prefere un truc mons serieux, plus fun (voire passablement plus barjot) comme Hong-Kong en fesait a l'epoque.

Bref, ca se laisse voir, mais d'un air distrait mais ne risque guere de marquer les esprits.
En direct du Japon. Bonsoir. A vous, Cognac-Jay.
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