Bon aller il faut bien une note plus amère pour rééquilibrer les choses... et je m'y colle avec plaisir
Pas du tout aimer ! (enfin je reconnait le travail et tout mais bon çà va 5mn)
Le début est bien accrocheur et je me suis pas mal attaché et ce jeune obligé de faire combattre son chien si je me souviens bien.
Mais à partir de l'accident et le passage d'un personnage à l'autre çà m'a gonflé.
Non pas que les autres personnages ne soient pas interessant mais moi je déccroche au bout de 5mn avec ces aller retour insésant...
Bon ok c'est sombre et tout... bein moi je préfère Snatch au moins c'est pas pleurnichard, sérieux et tout
Un Magnolia bis (dans tous les sens du terme) quoi
J'ai engagé la galette ce week end sans savoir à quoi m'attendre... et j'ai été conquis ! Clairement un bon film. La structure et connue mais maitrisée et fait s'entrecroiser les destins d'individus différents mais touchants, tous très bien interprétés. Les chiens sont un des vecteurs qui lient tous les protagonistes mais il y a aussi l'incompréhension, la solitude, la tristesse. Chacune des histoires est poignante à sa manière, on ne cherche pas à nous tirer la larme, c'est juste naturellement triste et humain.
Bref, la bonne petite claque du week end avec 2h30 qu'on voit pas vraiment passer.
Dessin et sketching liés au cinéma, au voyage, etc. :
Décidément, Inarritu, je ne suis pas fan. "Amours chiennes" a pour lui d'être moins pompeux et lourdement "signifiant" que ses deux successeurs. Le ton est plus spontané, les personnages plus naturels et vivants. En ce sens, la première partie est peut-être ce que son réalisateur a fait de mieux dans sa carrière. Mais patatra, dès qu'on change de personnage, cela se casse la figure, tend à devenir plus poseur et prendre des grands airs. J'ai trouvé le second épisode assez faible, le troisième remontant un peu la pente. Un film stylé et soigné, mais aussi trop long et inégal...
Vu sur le dvd anglais d'Optimum (avec STA), très bonne copie 1.85 16/9 et bande son espagnole 5.1. Pas chez sur amazon.co.uk.
interprété comme une sorte de séries de farces où l'humain n'est pas grand chose dans le chaos ambiant, pris dans des jeux qui lui échappent ou le dépasseront, qu'il est difficile d'échapper à une destinée, qu'il faut fuir tant qu'il est temps pour se renouveller ailleurs
la 2eme partie ne sonne pas bien urbain mexicain comparé aux autres segments plus secoués, et même si la chute est assez rude, on s'en fiche un peu de l'affaire de cette nunuche
la 3eme partie j'ai plus vu ça comme un gars qui ressemblerait à Jodorowsky , une sorte de poésie postnucléaire presque
Ce réalisateur a une astuce pour mettre son pays en valeur, l'office de tourisme le déteste. Voilà le titre putaclic qui siérait bien à Amours chiennes, premier film de Inarritu en mode gros coup de poing dans ta face... mais avec plein de chiens. Les canidés sont en effet le liant entre les récits autant qu'un polarisant de la violence qui inonde tout, fracasse tout, étouffe tout, spectateur inclus. Trois histoires situées dans des couches sociales différentes mais qui s'entrecroisent au gré des drames respectifs et parfois partagés (mémorable accident de voitures), et jamais, non jamais, ne donnent envie de vivre dans ce Mexique.
Le premier segment s'intéresse à une famille en mode cocotte-minute où les frustrations fraternelles et amoureuses indiquent rapidement que rien ne peut bien se terminer ; il donne la part belle à des combats de chiens d'un réalisme saisissant qu'on ne conseillera pas à tout le monde (j'en ai rêvé cette nuit), dans un flot de sueurs, de sang, de mort et d'argent sale porteur d'un maigre espoir d'émancipation. Le deuxième segment suit un couple bourgeois d'amants en cours d'officialisation de leur union, nous laissant un peu respirer dans leur bel appartement qui s'avère bien vite, à l'image de la profession de mannequin de madame, une coquille superficielle hantée par leur chien agonisant des jours sous leur parquet !
Le dernier segment serait presque une ode à la liberté avec cet ex-guérillero devenu clodo tueur à gages qui promène son barda et sa meute en ville. Malgré un bon niveau de filsdeputerie, il apprendra que venir en aide à son prochain, même canin, n'est pas une garantie de gratitude et il nous prouvera qu'être un bon père, ça ne s'improvise pas, même sur le tard. Peu d'espoir, donc, dans ce film choral porté par une réalisation nerveuse et des putains d'acteurs incarnant à la perfection une violence sourde ou actée. On en sort lessivé et plutôt content de son sort.