Moment d'égarement, je me retrouve dans la salle de ce film.
Je m'attends à un documentaire. Et j'ai la famille Munier (père, fils et petit fils) qui se fait plaisir. Le père nous fait part de réflexions profondes sur la vie sauvage comme un élu d'un parti écolo dans un bar pour bobo (oui, c'est le truc du jour). C'est beau la nature, tout ça. C'est bien de nous donner des leçons de vie mais moi j'ai pas les moyens d'aller filmer des plans flous en Norvège et en France avec toute une équipe probablement bien carbonné avant de pleurer sur la planète !
L'entreprise pourrait être louable. Mais les situations sonnent tellement faux, tellement mises en scène, que ça tue la sympathie que je pourrais avoir pour la chose.
Autre point pour nous faire comprendre la furtivité du moment présent, la beauté de l'apparition fugace et la rareté de certaines choses, on nous donne des tas de plans flous ou il faut plus deviner que voir. Quelques rares instants réussissent à nous montrer de jolis plans mais c'est tellement rare. Tout autant que le fameux oiseaux qui obsèdent le père Munier. Et quand tu découvres le volatile, il est moche et on dirait le cousin malformé du pire piaf possible. Ne nous méprenons pas, je ne lui souhaite pas l'extinction mais naïvement je pensais découvrir un oiseau d'une beauté absolu.
C'est moins pourri que le Jarmush, au royaume des aveugles les borgnes sont rois !
Le Chant des Forêts (2025) Vincent Munier
Modérateurs : Karen, savoy1, DeVilDead Team
Le Chant des Forêts (2025) Vincent Munier
"Fuck The World", Rambo
Re: Le Chant des Forêts (2025) Vincent Munier
C’est ce qui est beau justement, on n’a pas besoin d’aller en forêt pendant 10 ans, la famille Munier s’en occupe pour nous.
J’ai trouvé ça magnifique. Le film est articulé autour de souvenirs et d’escapades, ponctué de moments forts (le cerf, le lynx, le grand tétras). Munier met en image les sons de la forêt, les chants des oiseaux, comme rarement. C’est fascinant, envoûtant.
Peut-être que la formule, en terme de montage, est trop proche de La Panthère des neige ? Mais à vrai dire il n’y a pas 150 façons de faire. Et puis c’est son style, murmuré, contemplatif, respectueux, à l’affût de la magie et du sacré.
J’ai trouvé ça magnifique. Le film est articulé autour de souvenirs et d’escapades, ponctué de moments forts (le cerf, le lynx, le grand tétras). Munier met en image les sons de la forêt, les chants des oiseaux, comme rarement. C’est fascinant, envoûtant.
Peut-être que la formule, en terme de montage, est trop proche de La Panthère des neige ? Mais à vrai dire il n’y a pas 150 façons de faire. Et puis c’est son style, murmuré, contemplatif, respectueux, à l’affût de la magie et du sacré.
Il y a un p'tit détail qui me chiffonne
