Rome Contre Rome - Giuseppe Vari (1964)

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Superwonderscope
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Rome Contre Rome - Giuseppe Vari (1964)

Message par Superwonderscope »

connu aussi sous le titre du "Le Sorcier de l'Arménie" lors de sa sortie en Belgique. (en VO : Roma Contro Roma).
Connu aux USA sous le titre War of the Zombies ou encore Night Star, Goddess of Electra.

Image

Il s'agit d'un péplum fantastique tourné par Giuseppe Vari (réalisateur d'un giallo (Stratégies Criminelles - terza ipotesi su un caso di perfetta strategia criminale- ou encore d'un Emanuelle cochon avec Laura Gemser).

Le enturion Gaius est envoyé en Arménie par le sénat Romain pour enqueter sur des morts mystérieuses ainsi que le vol d'un fabuleux trésor arménien. Tout cei semble lié à Aderbal -l'orthogaphe varie selon les pays!-, Un sorcier, (John Drew Barrymore) qui souhaite lever une armée de soldats-fantomes-zombies pour dominer le monde!

On y retrouve une toute jeune Ida Galli (pas encore devenue Evelyn Stewart), mais également Susy Andersen, alors au pic de sa gloire transalpine (avec Les 3 Viasages de la Peur, p.ex). Ivano Staccioli refait un méchant pervers et Ettore Mani le valeureux héros Gaius.

On s'ennuie un peu lors de la première partie de ce peplum. beaucoup de dialogues, de scènes d'exposition pas vraiment excitantres. Le rythme est molasson, les situations déjà vues ailleurs et en beaucoup mieux.
Cela s'anime carrément dans le dernier tiers, avec la levée de l'armée de fantomes-zombies sortant des tombes, le film nimbé d'un filtre jaunatre-bleu au son d'un partition discordante aux voies aigues...une ambiance particulière lors des séquences de batailles (repiquées parfois à d'autres films, certains plans sont criants! ). Une impression de cauchemar éveillé diablement bienr rendue. Le tout culminant avec la scène dans la caverne du Sorcier devant la statue géante de la Déesse cyclopéenne.

Une très jolie photographie (surout dans les intérieurs : la caverne de la vieille sorcière), de beaux décors travaillés, quelques maquillages & SFX de qualité réhaussent le tout.

Plusieurs durées sont disponibles ça et là. La copie sortie par AIP aux USA doit faire 83 mn. Celle diffusée sur C+ en 1996 (cinéma de quartier, il me semble) était en Scope 2.35:1 et d'une durée de 93mn. Certaines sources italiennes parlent aussi de 110 mn, mais j'ai comme un doute!
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Re: Rome Contre Rome - Giuseppe Vari (1964)

Message par Algor »

10 ans après le texte ci-dessus.
Vu sur une copie à peu près décente et au format.
Je ne crois que l'on va se bousculer sur ce sujet, SW.

Pour toutes les raisons que tu as déjà mentionné, ce film traîne une pestilentielle réputation de "nanar". :mrgreen:
L'idée du récit était pourtant audacieuse, et même séduisante, pour cette période de péplums fauchés. Mais ce n'est pas tous les réalisateurs qui sont capable de prodiges tel un Mario Bava.
Il est vrai que la fin rehausse un peu le spectacle, ainsi que l'apparition de la sorcière et sa horde de serviteurs très moches.
Reste une curiosité que je suis bien content d'avoir visionnée depuis que j'en avais lu un résumé, je ne sais plus trop où.
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Superwonderscope
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Re: Rome Contre Rome - Giuseppe Vari (1964)

Message par Superwonderscope »

Revu sur une copie 35 mm qui a vire sur certaines bobines au magenta, dans une VF des plus litteraires " mais que tu es pusillanime, Gaio!)

Tout cela n'est vraiment pas glorieux, meme sur grand ecran, meme avec des potes et des pizzas. On s'ennuie ferme dans les quatre pauvres decors de la de Paolis qui sont photographies sous tous les angles pour faire plus riche. Les exterieurs ont ete tourne qutour de Tor Galdara, avec dunes et collines autour de Rome, utilisees a repetition dans des peplums bas de gamme de Tanio Boccia avec Kirk Morris (dont l'inenarrable Goldocrack a la conquete de l'Atlantide)

le film est de 75mn environ du vrai film - s'y rajoutent 20 minutes d'autres films. Les sequences de batailles finale (avec l'armee yougoslave qui charge), la sequence du village brulee, du massacre de la mere de famille vient de Constantin le Grand (1961) avec Cornel Wilde. la bataille du debut semble provenir d'Ursus dans la terre de feu et je n'ai pu etablir toous les autres emprunts. La salle des tribuns ressemble a celle utilisee dans Hercule a la Conquete de l'Atlantide (repeinte et reamenagee? comme souvent a Cinecitta). le montage fait comme il peut pour donner le change, mais c'est rarement la cas.

John Drew barrymore, ivre pendant le tournage, donne pourtant un bon job dans le role de mechant sorcier armenien. Quelques plans de lui et la deese qui crache de la lumiere deùis son oeil donnent le change, et apporte un cote mysterieux bienvenu.

mais c'est au milieu d'un scenario qui, malgre son point de depart ingenieux et original, se sait pas comment faire progresser le tout, Des trous enormes, des ellipses insensees, comme s'il manquait des pans entiers de film. Copie cut ou pas, impossible de savoir aujourd'hui. C'est helas l'ennui qui prend le dessus.

123 683 entrees sur 14 annees d'exploitation, dont une curieuse resurgence en 1975.
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