revu sur le Blu ray Shout.
Je suis toujours aussi impressionné par le travail de Jean-Claude Lord (et je comprends aussi mieux les choix effectues compte tenu de l'explication du producteur Pierre David dans les bonus). - ses angles de prise de vue en contre plongee lors des travellings arrière, le cadrage en plans serres pour élaborer le suspense, beaucoup de plans de 1/3 de dos de Linda Purl - et le choix delibére de ne pas montrer le visage du psychopathe dans le premier tiers. On ne l'entend pas avant la fin du premier tiers, et son visage est toujours dans la pénombre, ou des plans larges/americains ou sa silhouette ne fait qu'un effet de menace planante. Enorment de travellings latéraux, de camera mouvante - et les plongées sur les victimes potentielles, comme le plan de Linda Purl dans les couloirs, sa petite stature étant écrasée par la camera plongeante. Les effets de lumières Sont superbes, comme l'eclairage du visage d'Ironside a sa fuite de l'hôpital dans son Van), lors de la première attaque de Lee Grant et les effets de clair-obscur. L'attaque est assez brutale, par ailleurs.
On est tres tres loin du slasher de base alors en pleine vogue - Pierre David l'explique assez bien dans sons segment. Pour lui, l'hôpital est le seul lieu ou les portes ne sont jamais pleinement fermées, ou il est possible d'être invisible. D'autant qu'a l'époque, les protocoles de sécurité et de surveillance étaient radicalement différents. Ainsi Lord a pu filmer pendant deux jours dans les urgences au milieu des malades avec tout l'équipement et l'équipe de tournage (!). impossible a faire aujourd'hui.
Les motivations de l'effrayant Michael ironside sont a base de traumatisme enfantin melange a du masculinisme puissance 1000): ses agressions sexuelles - ratées, il ne bande pas-, ses frustrations multiples, sa haine du noir, du juif, de l'arabe et des femmes qui ont des vues indépendantes se pointent en violence, meurtres, mutilations.
Finalement, toujours (et peut être meme plus?) d'actualité aux vues de qui se passe dans les montées diverses d'idées d'extrême droite et du contrôle du corps des femmes. Cela a encore plus d'impact sociologique en 2026, a mon sens. Ce qui le distingue du thriller tout venant du debut des années 80 - le film a des idées, des personnages qui ont de la chair - hormis William Shatner qui d'ailleurs avait fait campagne pour le role du méchant a la base.
Les 105 minutes paraitront bien longues aujourd'hui pour de recents spectateurs, le film prenant le temps d'exposer les persoannges et de construire l'intrigue. Ironside n'est pas un méchant de tout d'un bloc, ses multiples facettes forces et faiblesses apparaissent au gré de ses allers/venues parfois erratiques. J'aime assez bien le personnage de la jeune femme qu'il finit par tabasser violemment - elle aussi avec une sorte de rupture intérieure, en marge, cherchant un autre fêlé de la vie.
Imparfait, mais diablement interessant et thematiquement tres riche.
A noter qu'il a été tourne en meme temps que Halloween II (sur sensiblement le meme sujet, mais au traitement totalement différent), sorti lui aux USA environ 4 mois avant.
151 762 entrees françaises, mais d'excellentes recettes partout dans le monde pour la Fox - dont plus de 13 millions de dollars de recettes a sa sortie (soit près de 50 actuels) qui avait accepte d'acheter le film pour les droits internationaux, en échange de 25% des recettes cinema pour le producteur (c'était le deal initial). beaucoup se sont mordus les doigts dont Paramount, qui avait refuse le film, au profit de The Fan qui avait lui été un gros échec et une production maison.
Visiting Hours / Terreur à l'hôpital central - Jean Claude Lord (1981)
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Re: Visiting Hours / Terreur à l'hôpital central - Jean Claude Lord (1981)
Oh really? Well then I'm sure you wouldn't mind giving us a detailed account of exactly how you concocted this miracle glue, would you ?
