Alias "The Prince of the City" de Sidney Lumet
Daniel Ciello, un détective de la brigade des stupéfiants à New York, accepte de venir en aide à des agents fédéraux qui enquêtent sur la corruption policière. A sa collaboration, il ne pose qu'une seule condition : il ne devra jamais faire de tort aux membres de son unité. Pourtant, les petits compromissions, les complicités qu'il a nouées avec des dealers ou des gangsters, l'argent récolté à droite et à gauche, tout cela va remonter à la surface. La vérité doit éclater.
Très, très bon film de Sidney Lumet sur la corruption, une oeuvre digne des grands films-dossiers comme le "Lucky Luciano" de Rosi, "Scarface" de De Palma ou "Révélations". Une démonstration sur la complexité du fonctionnement de la police, des relations entre indicateurs et force de l'ordre, des écarts entre les soi-disant "lois de rue" et celles, théoriques, des juristes. Ici, pas de violence gratuite ou de fascination ambigüe pour la pègre : juste une fresque de plus de 2h30, longue et toujours passionnante, riche et précise. Le meilleur Lumet que j'ai vu, juste après "12 hommes en colère".
Vu sur Cinépolar, dans une très belle copie au format 1.85, en mono d'origine, en VOSTF.
Prince of the City / Le prince de New York - Sidney Lumet (1981)
Modérateurs : Karen, savoy1, DeVilDead Team
- rusty james
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Il poursuit aussi ce qu'il avait entamé un peu avec Serpico, même sujet sauf qu'ici tout est beaucoup plus ambigue... Le héros, les relations qu'il entretient avec ses indics, avec ses collègues, la culpabilité et le débat interieur qui le ronge...
Lumet se veut aussi très réaliste en replaçant tout çà dans la vie quotidienne, en famille par exemple... montrant par là y'a un peu comme un autre côté du miroir derrière la vie de tous les jours en somme...
J'aimerais bien le revoir celui-là c'est le seul Lumet que j'ai vu qu'une seul fois... je comprends d'ailleur pas l'anonyma dans lequel il est laissé et je me demande vraiment pourquoi...
Lumet se veut aussi très réaliste en replaçant tout çà dans la vie quotidienne, en famille par exemple... montrant par là y'a un peu comme un autre côté du miroir derrière la vie de tous les jours en somme...
J'aimerais bien le revoir celui-là c'est le seul Lumet que j'ai vu qu'une seul fois... je comprends d'ailleur pas l'anonyma dans lequel il est laissé et je me demande vraiment pourquoi...
Annoncé par Warner le 27 mars 2007 en zone 1
"Prince of the City (2-Disc Special Edition) (1981)
“The first thing a cop learns is that he can’t trust nobody but his partners,” detective Danny Ciello tells an assistant D.A. “I sleep with my wife but I live with my partners. I will never give them up.” From Robert Daley’s riveting book about New York City police corruption investigations, director/co-writer Sidney Lumet’s film portrays a squad that pays a terrible price when one in its ranks does just that. Treat Williams (as Ciello, inspired by real-life undercover narcotics cop Robert Leuci) leads a terrific ensemble cast which includes Jerry Orbach, Bob Balaban and Lindsay Crouse in a standout performance as Leuci’s wife. This gripping film, which features 130 locations and 126 speaking parts, won Lumet a New York Film Critics Best Director Award and an Oscar nomination (with Jay Presson Allen) for the screenplay.
DVD Special Features:
* New featurette Prince of the City: The Real Story
* Theatrical trailer
* Languages: English & Français (dubbed in Quebec)
* Subtitles: English, Français & Español (feature film only)"
"Prince of the City (2-Disc Special Edition) (1981)
“The first thing a cop learns is that he can’t trust nobody but his partners,” detective Danny Ciello tells an assistant D.A. “I sleep with my wife but I live with my partners. I will never give them up.” From Robert Daley’s riveting book about New York City police corruption investigations, director/co-writer Sidney Lumet’s film portrays a squad that pays a terrible price when one in its ranks does just that. Treat Williams (as Ciello, inspired by real-life undercover narcotics cop Robert Leuci) leads a terrific ensemble cast which includes Jerry Orbach, Bob Balaban and Lindsay Crouse in a standout performance as Leuci’s wife. This gripping film, which features 130 locations and 126 speaking parts, won Lumet a New York Film Critics Best Director Award and an Oscar nomination (with Jay Presson Allen) for the screenplay.
DVD Special Features:
* New featurette Prince of the City: The Real Story
* Theatrical trailer
* Languages: English & Français (dubbed in Quebec)
* Subtitles: English, Français & Español (feature film only)"
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Re: Prince of the City / Le prince de New York - Sidney Lumet (1981)
de savoir que Lumet a pu imposer une durée de quasi trois heures pour cette adaptation de faits reels et le montage final a Orion qui s'est débarrasse du scénariste et du projet promis a De Palma, c'est assez fou compte tenu de l'epoque.
45 ans après demeure une oeuvre riche, avec une scenario touffu dote d'un incroyable nombre de personnages qui ont tous de la chair, qui savent exister meme le temps de quelques minutes. C'est plutôt claustrophobe.
travail admirable d'Andrezj Bartkowiak sur les éclairages subtils, l'art de la mis en avant des personnages avec la lumière - et l'un des plans finaux avec tous les procureurs en pénombre dans le bureau, assez fou.
A l'instar de la photo et de la mise en scene, il existe un soin tout particuliers aux details dans les persoannges décrits, baignés de corruption policière. on est tres tres loin de la peinture en noir et blanc du milieu - Lumet corrige quelque peu le tir de Serpico et fait entrer chacun dans une zone grise. Tout est moralement questionnable pour chacun. Que ce soit sur la nature volatile du travail des policiers et le. besoin exprime de briser la loi pour arriver a leurs fins pour les enquêtes, ou les procureurs barre de fer (James Tolkan, excellent) - et le (anti)héros lui meme se verra manipulé pour les besoins individuels des avocats ou procureurs qu'il aida au passage. Les frontières entre loi et crime sont finalement tenues, a se damner, a un moment du film, si la famille mafieuse n'est finalement pas la plus réglo (la discussion avec Rocky en bord de l'Hudson)
2h46 de pression quasi non stop, avec Treat Williams / Danny qui effectue une dégringolade credible - de la gouaille new yorkaise sûr de lui en fragilité palpable au final - le dernier plan, terrible. le refus du spectaculaire n'en est que plus nécessaire, se reposant sur Un ensemble d'acteurs tous aussi bons les uns que les autres. Le parcours de Danny est long, comme un chemin de croix qui va l'affaisser graduellement. Ce n'est plus, a mn. sens, la question de culpabilité qui est en jeu, mais du système en place qui est en fait une machine a broyer plus que de la justice elle meme. La reunion des procureurs point en filigrane la filiation avec 12 homme sen colère, par ailleurs.
Un tres grand film.
307 198 entrees françaises, dont moi - je l'ai vu a sa sortie en janvier 1982 et deja a 14 ans, j'avais adoré, a ma grande surprise. Le charme opère differemment en 2026, mais il opère toujours.
45 ans après demeure une oeuvre riche, avec une scenario touffu dote d'un incroyable nombre de personnages qui ont tous de la chair, qui savent exister meme le temps de quelques minutes. C'est plutôt claustrophobe.
travail admirable d'Andrezj Bartkowiak sur les éclairages subtils, l'art de la mis en avant des personnages avec la lumière - et l'un des plans finaux avec tous les procureurs en pénombre dans le bureau, assez fou.
A l'instar de la photo et de la mise en scene, il existe un soin tout particuliers aux details dans les persoannges décrits, baignés de corruption policière. on est tres tres loin de la peinture en noir et blanc du milieu - Lumet corrige quelque peu le tir de Serpico et fait entrer chacun dans une zone grise. Tout est moralement questionnable pour chacun. Que ce soit sur la nature volatile du travail des policiers et le. besoin exprime de briser la loi pour arriver a leurs fins pour les enquêtes, ou les procureurs barre de fer (James Tolkan, excellent) - et le (anti)héros lui meme se verra manipulé pour les besoins individuels des avocats ou procureurs qu'il aida au passage. Les frontières entre loi et crime sont finalement tenues, a se damner, a un moment du film, si la famille mafieuse n'est finalement pas la plus réglo (la discussion avec Rocky en bord de l'Hudson)
2h46 de pression quasi non stop, avec Treat Williams / Danny qui effectue une dégringolade credible - de la gouaille new yorkaise sûr de lui en fragilité palpable au final - le dernier plan, terrible. le refus du spectaculaire n'en est que plus nécessaire, se reposant sur Un ensemble d'acteurs tous aussi bons les uns que les autres. Le parcours de Danny est long, comme un chemin de croix qui va l'affaisser graduellement. Ce n'est plus, a mn. sens, la question de culpabilité qui est en jeu, mais du système en place qui est en fait une machine a broyer plus que de la justice elle meme. La reunion des procureurs point en filigrane la filiation avec 12 homme sen colère, par ailleurs.
Un tres grand film.
307 198 entrees françaises, dont moi - je l'ai vu a sa sortie en janvier 1982 et deja a 14 ans, j'avais adoré, a ma grande surprise. Le charme opère differemment en 2026, mais il opère toujours.
Oh really? Well then I'm sure you wouldn't mind giving us a detailed account of exactly how you concocted this miracle glue, would you ?

