La Cité Interdite (Wicked City) de Yoshiaki Kawajiri (1987)

Science-Fiction, Horreur, Epouvante, Merveilleux, Heroic Fantasy et tout le toutim du Fantastique !

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Fatalis rex
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La Cité Interdite (Wicked City) de Yoshiaki Kawajiri (1987)

Message par Fatalis rex »

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LA CITE INTERDITE prend place à Tokyo. Dans ce monde, deux univers parallèles se superposent : celui des humains, et celui des monstres. Selon un pacte établi, il n’est pas permis aux uns et aux autres de pénetrer dans l’autre monde. Pour cela, l’agence des Black Guards, dont l’aspect évoque le FBI ou la CIA (costumes cravates noirs) veille au grain. Un duo improbable, composé d’un garde humain (un homme) et d’un garde issu de l’autre côté (une femme) doit assurer la protection d’un vieux maitre spirituel, chargé de signer le renouvellement du pacte…

Thriller, polar, film fantastique, film d'épouvante, film gore, film porno, film d'action, LA CITE INTERDITE est tout cela à la fois, en restant cohérent du début à la fin. Tous les codes du polar sont là (le début dans un bar, l'agent en costard et sa couverture de vendeur d'aspirateurs, l'ambiance "Tokyo by night...). Pourtant, le film prend vite une direction surnaturelle surprenante, chargée de symboles freudiens (les femmes représentent des dangers, leur vagin se transforment en mâchoires...). Kawajiri réussit le pari fou de rester sur la ligne du polar hard boiled/thriller tout en virant au film fantastique lors des affrontements contre les "terroristes" monstrueux (au sens propre) venus de l'autre monde.

Absolument impossible de prévoir le twist final qui laisse sur le cul... et que je me garderais bien de dévoiler. Kawajiri nous invite alors à reconsidérer l'ensemble de son histoire, qu'on était jusqu'alors tenté de considérer comme un alibi à ses débordements gores et cul coutumiers. Chef-d'oeuvre instantané, qui m'a fait découvir la japanime pour adultes.

Dispo en multizones avec sous-titres pour pas cher.


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Jeremie
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Message par Jeremie »

Terrible ! :)
Sex, Violence and Monsters, un peu comme "Ninja Scroll" d'ailleurs, où l'on retrouve toujours l'emploi d'un couple assez opposé comme personnages principaux, et ce personnage de vieillard plus ou moins vicelard.
Génereux et spectaculaire.
Fatalis rex
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Message par Fatalis rex »

Jeremie a écrit :Terrible ! :)
Sex, Violence and Monsters, un peu comme "Ninja Scroll" d'ailleurs, où l'on retrouve toujours l'emploi d'un couple assez opposé comme personnages principaux, et ce personnage de vieillard plus ou moins vicelard.
Génereux et spectaculaire.
Oui, chez Kawajiri on retrouve souvent les mêmes thématiques : les femmes sont dangereuses, les vieillards sont des obsédés... Il s'est calmé sur VAMPIRE HUNTER D et le segment d'ANIMATRIX, j'espère qu'il se lachera plus sur son HIGHLANDER.
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Seb2
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Message par Seb2 »

multizones avec sous-titres
français les sous titres ?
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Jeremie
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Message par Jeremie »

Par contre son "Monster City" est une grosse deception :?
Toujours un beau design (l'univers est pas très éloigné de "La cité interdite"), mais pas de sexe, pas de sang, pas de grands moments forts.
Frustrant :?

Petit panorama de "Wicked City" :
ImageImageImageImage

J'aime beaucoup la "fellation" forcée :lol: Très Hentaï'style :arrow:
Fatalis rex
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Message par Fatalis rex »

Seb2 a écrit :
multizones avec sous-titres
français les sous titres ?
Heu non anglais, mais franchement même sans, le doublage est compréhensible. Par contre argh... Il spoile à mort ton panorama Jérémie !
Manolito
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Message par Manolito »

Sympathique, mais j'ai été un peu déçu quand même, sans doute parce que je l'ai découvert après les autres longs métrages de Kawajiri et j'en attendias donc, en terme de visuel et de direction artistique beaucoup, beaucoup plus. Ce fut peut-êtr un choc à son époque, pour certains détails, mais les oeuvres suivantes étaient tout de même plus riches et plus intenses...
Fatalis rex
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Message par Fatalis rex »

Manolito a écrit :Sympathique, mais j'ai été un peu déçu quand même, sans doute parce que je l'ai découvert après les autres longs métrages de Kawajiri et j'en attendias donc, en terme de visuel et de direction artistique beaucoup, beaucoup plus. Ce fut peut-êtr un choc à son époque, pour certains détails, mais les oeuvres suivantes étaient tout de même plus riches et plus intenses...
J'ai eu de la chance, j'ai vu les Kawajiri dans l'ordre, donc celui-là, à l'époque où je l'ai vu, l'année de sa sortie en VHS en France, était déjà de haute tenue. Surtout qu'en général les animes jap" avec du cul sont fait à la va-vite, les 3 exceptions étant celui-là et les 2 premiers UROTSUKIDOJI. D'ailleurs j'avais entendu parler de ces 3 là dans un Mad Movies spécial japanime en avance sur tout le monde (le mag, pas moi).

Quand j'ai retrouvé les mêmes thèmes, les mêmes couleurs tranchées bleu-rouge dans le reste de ses films, je me suis dis que Kawajiri avec un univers propre et qu'il n'était pas un faiseur. Je parle même pas de la claque NINJA SCROLL.
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Melvin
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Message par Melvin »

Vu à sa sortie VHS et adoré pour son ambiance.
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Shinji
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Message par Shinji »

Fatalis rex a écrit :Dispo en multizones avec sous-titres pour pas cher.
Le coffret z2 n'est pas exagéré ; mon article ici :
http://www.eclipshead.net/cinema/cinema ... id=news7#3
Fatalis rex a écrit :j'espère qu'il se lachera plus sur son HIGHLANDER.
Comme c'est une commande, ça m'étonnerait, surtout vu le sujet, mais sait-on jamais...
Fatalis rex
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Message par Fatalis rex »

Je viens de découvrir qu'il existe une éd. spéciale remastérisée pour fêter les 10 ans :

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http://cgi.ebay.fr/WICKED-CITY-ANIME-R4 ... otohosting
bluesoul
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Re: La Cité Interdite (Wicked City) de Yoshiaki Kawajiri (1987)

Message par bluesoul »

Yojuu Toshi (1987)- Yoshiaki Kawajiri
[ litt: Demon Beast City ], a.k.a. Wicked City

Alors qu’un accord de non-agression entre le monde des hommes et celui des demons doit etre renouvele, un necromancien sans qui la signature du nouveau pacte ne peut se faire, se rend a Tokyo. Deux gardes du corps lui sont assignes, un homme et une femme—cette derniere fesant partie des creatures des tenebres. Des dissidents du monde infernal sont par contre determines a faire capoter les transactions a tout prix…

Si en 1987, Yoshiaki Kawajiri n’est plus un nouveau dans le monde de l’animation japonaise, car ayant déjà travaille pour la Mushi Production d’Osamu Tezuka, avant de co-fonder le studio Madhouse apres la faillite de la Mushi.

Si YT n’est pas le premier essai de Kawajiri a la realisation ( il sera precede de SF Shinseki Lensman TV / [ SF New Century Lensman ] (1984), il sera cependant le premier film film ou Kawajiri affirmera reellement son genre…et sa predilection pour un certain sens du grotesque… :oops:

Base sur la serie de romans de Hideki Kikuchi ( Kyuuketsuki Hunter D / [ Vampire Hunter D (1985) ] consacres aux Yami Guards / [ Guards of Darkness ], le film ne se situe cependant pas dans la veine du gothique science-fictionnel de l’auteur pour empieter sur les traces d’un genre qui ne sera effectivement codife qu’avec Chojin Densetsu Urotsukidoji / [ a.k.a. Legend of the Overfiend ] (1989) et l’ero-guro ou erotic-grotesque qu’imposera Toshio Maeda dans ses mangas / [ bande-dessinees ] et dans les animes qui les adapteront.

A ce titre, YT, sorti en salle a l’epoque se veut precurseur—car inspirant une phlethore de productions similaires…et inferieures destinees au marche video, mais finit rapidement par etre “terminal”, car parvient apres plus de vingt-cinq ans a rester tant atmospherique qu’”adulte”, alors que les autres productions du genre auront tres vite finie par tourner au grand n’importe quoi libidineux generalement labellise comme “tentacules et petites culottes” dans les cercles de connaisseurs... :roll:

Visiblement libre de ses choix artistiques, Kawajiri met en place son esthetique (generalement) froide et (parfois) ponctuee de couleur non pas “chaudes”, mais “brulantes”, le tout frequemment traverse par des eclairs de violence d’erotisme violent—et grotesque!

Si apres toutes ces annees, le visuel de Kawajiri reste toujours aussi moderne et acheve—Kawajiri ne variant que tres peu son esthetique depuis, avec YT, il va neanmoins chercher une certaine “inspiration” du cote d’un film americain sorti cinq annees plus tot…The Thing (1982).

Kawajiri recupere ainsi les transformations et deformations “chocs” du film de John Carpenter et matine le tout d’un erotisme extreme prenant ses racines dans les arts traditionnels nippons ( c.f. Le Reve de la Femme du Pecheur (1814) de Hokusai ) et utilisant le décor urbains et decadent du recit de Kikuchi.

Si le recit du film de Kawajiri possede apparemment tous les elements d’un anime de fesse a tendance demoniaque lambda, il parvient cependant a se distinguer de par son visuel resolument cinematographique, ses choix artistiques et l’atmosphere en resultant. Ainsi, designs et animation seront a la hauteur pendant tout le metrage, et de nos jours encore certaines scenes ( pourtant animees a la main ) restent bluffantes. :shock:

Etonnament, le film d’animation adaptation d’un roman, sera lui-meme adapte (copie?) par les hong-kongais a travers Yiu Sau Dou Si (1993), une version “live” de cet univers sexo-bariole… :shock:

Si le final ( vraissemblablement plus du au roman plus qu’autre chose ) est quand meme tres (trop!) mielleux, avec YT, Kawajiri pavient sans probleme a imposer son style et a faire sortir du lot le studio Madhouse, tracant la voie pour les deux dans les annees a venir.

Un excellent anime, bis en diable, sexuellement detraque mais parvenant a etre “serieux” dans un genre qui derappera tres / trop vite dans les delires immatures pour salarymen libidineux. Recommandes aux bissards et aux anime-fans, mais strictement aux “adultes”.

Yoju Toshi: 4.25 / 5
En direct du Japon. Bonsoir. A vous, Cognac-Jay.
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Teurk le Sicaire
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Re: La Cité Interdite (Wicked City) de Yoshiaki Kawajiri (1987)

Message par Teurk le Sicaire »

Première réalisation de film par Kawajiri [apparemment pas exactement au vu du post de bluesoul] dont les extraits peuplant les bandes-annonces Manga Video avaient intrigué ma curiosité cinéphilique naissante d'adolescent (et sans doute d'autres hormones). On a en effet ici affaire à un film mélangeant allégrement érotisme généreux et transformations corporelles démoniaques, mais attention, au service d'un véritable récit politique sur la signature d'un traité de paix entre notre dimension et celle des êtres obscurs que cherchent à faire échouer des opposants terroristes. Bon, j'exagère... pas tant que ça car il est toujours fendard de voir nos protagonistes déblatérer sur le sujet entre deux scènes de cul très graphiques, véritable coeur libidineux du projet.

Alors attention, on est dans les années 80, il faut donc prévoir un traitement très masculin queutard (on hallucine un peu sur le référentiel de l'époque quand le héros se voit accusé d'être trop romantique alors qu'il demande cash les mensurations de ses interlocutrices) et une considération assez floue du consentement féminin. Même si à bien y regarder, toutes les séquences d'agression sexuelle sont effectivement considérées comme telles par le récit et aboutissent à la sanction des coupables, souvent dans des gerbes de bidoche. Et sans vouloir spoiler, sachez qu'à la fin, l'amour véritable l'emporte toujours.

Wicked City apparait donc comme une pure capsule temporelle des délires japanim de cette époque. Et malgré un budget qu'on devine très serré, le film fourmille d'idées visuelles marquantes mettant bien en image les angoisses sexuelles de castration, de dévoration, de réabsorption et de pénétration. Ou parfois juste du plaisir de body horror comme cette tête sur pattes dont les yeux exorbités au bout de leurs nerfs optiques finissent par s'ouvrir en gueules dentues. On retiendra également des choix radicaux de colorimétrie (on sait enfin où James Cameron a puisé son inspi pour Avatar).

Un chouette visionnage nostalgie pour ma part, mais attention, clairement pas pour tout public.
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