Dès la scène d'introduction, le ton est donné : ce nouvel opus de l'exorciste ne fera pas dans la finesse. Ni dans l'horreur d'ailleurs, tant celle-ci est vite évacuée au profit de l'action. Renny harlin, en bon artisan, fait ce qu'il a toujours fait : du film d'action qui s'assume. Car ici, le film n'est jamais dupe de ses défauts, même si il tente parfois de les étouffer dans une surenchère d'évènements un peu vains. Parcequ'il n'y a rien de plus frustrant qu'une série b tièdasse, alien vs predator nous l'a prouvé recemment, harlin ponctue son film d'un sadisme bienvenu et de scènes plutot gores.
On pardonnera les faiblesses du scénario, ses personnages approximatifs, ses cordes un peu trop usées (le nazisme comme personification du mal : peut mieux faire). Pourtant, dans cette histoire de (re)découverte de la foi et d'opposition entre le bien et le mal, on se dit qu'il y avait de quoi stimuler schrader, obsédés pas ces thèmes. Du cinéaste évincé, il est difficile de reconnaitre le style, lui dont l'unique, et brillante, incursion dans le fantastique (avec la féline) s'est faite dans l'atmosphère, l'angoisse, et le (relatif) refus de l'action : bref, l'exact opposé de l'exorciste 4. Sa patte transparait toutefois au détour de quelques éléments, de plans gors a la composition soignés (le crucifié), à la très belle photographie a dominante poussée.
La fin, ouvertement parodique, nous fait réaliser l'étendu du chemin parcourue. En 4 épisodes, nous serons passé du film d'horreur auteurisant, limite intimiste, a la série b friquée et décompléxée...
xx
A noter que la critique de chronicart (rhho, je suis grillé, il m'arrive en effet de lire leurs critiques

), émet l'hypothèse que le film-suprise a la soirée bis scharder pourrait être sa version du film...