Backrooms - Kane Parsons (2026)
Modérateurs : Karen, savoy1, DeVilDead Team
Re: Backrooms - Kane Parsons (2026)
Pour le concept de la porte invisible qui ouvre sur une autre dimension, on avait déjà ça dans Twilight Zone
Re: Backrooms - Kane Parsons (2026)
et le texte que je citais sur Lovecraft plus haut tellement plus WTF je dirais en résumé : derrière le mur tout l'univers
et au fait aussi .. les affiches de recherches des personnes perdues
et au fait aussi .. les affiches de recherches des personnes perdues
Spoiler : :
Re: Backrooms - Kane Parsons (2026)
J'ai beaucoup aimé!
Le film s'affranchit assez vite du modèle escape game ou même du genre horrifique found footage en allant explorer d'autres contrées plus étranges et psychanalytiques.
A l'image de ces espaces liminaux, le film se veut minimaliste, tant dans le nombre de personnages que dans les dialogues et c'est tant mieux! On est complétement à contre courant des canons hollywoodiens actuels, hyperactifs et bavards.
On a droit à des visions assez incroyables, et il y a aussi une certaine obsession pour les technologies retro (tubes cathodiques, cassettes, disquettes), idem pour la déco et la musique, pleine de sonorités datant de l'époque où l'on utilisait encore le terme "digital"
.
Je suis à peu près sûr qu'on aura droit à une voire plusieurs suites, tant il y a de choses à exploiter dans cet univers. A suivre.
Le film s'affranchit assez vite du modèle escape game ou même du genre horrifique found footage en allant explorer d'autres contrées plus étranges et psychanalytiques.
Spoiler : :
On a droit à des visions assez incroyables, et il y a aussi une certaine obsession pour les technologies retro (tubes cathodiques, cassettes, disquettes), idem pour la déco et la musique, pleine de sonorités datant de l'époque où l'on utilisait encore le terme "digital"
Je suis à peu près sûr qu'on aura droit à une voire plusieurs suites, tant il y a de choses à exploiter dans cet univers. A suivre.
- Les Bisseries
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Re: Backrooms - Kane Parsons (2026)
Vu cette semaine... franchement une des meilleures surprises de l'année! Ca tient ses promesses, c'est bien rythmé et énigmatique pile ce qu'il faut (on pense à la red room de Mr Lynch mais aussi à Cube de Natali) en jouant sur les espaces et le son. Ca se permet même d'être assez frais dans un cinéma de genre qui n'en finit plus de se parodier (à mon sens en tout cas
). Par contre si le film continue sur sa lancée, il va falloir s'attendre à des ersatz bas de gamme dans pas longtemps... Pour un long métrage issu de la culture web, c'est plus qu'honnête!
Ma chronique complète: ici!
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Re: Backrooms - Kane Parsons (2026)
Naïf de tout prérequis sur l'univers internet des backrooms, la découverte sur grand écran de cette adaptation ciné ne fut pas le ride attendu. Attention, le concept est bien pensé et tout aussi bien mis en image dans son continuum esthétique. L'intro capte d'emblée l'attention et la découverte de ce super espace liminal est intrigante, avec un emploi assez foudingue des décors qui ressemblent à des niveaux procéduraux buggés dans un esprit proche du jeu vidéo Control (l'inspiration commune aux deux oeuvres par la Fondation SCP explique sans doute cela).
Mais j'ai trouvé que le film ne parvenait pas à mener son concept au-delà de l'effet de style, ce qui s'est traduit chez moi par un faible ressenti de tension horrifique, encore plus quand la créature est révélée. Bon, on a tout de même envie de saluer l'effort de ce jeune réalisateur et de conserver les aspects réussis, d'autant que l'écoute postérieure d'avis et de critiques me ferait réévaluer à la hausse des thématiques que j'avais loupées (très bonne analyse sous le prisme du labyrinthe et du Minotaure de Amélie du podcast Jumpscare). Un film sans doute à revoir.
Mais j'ai trouvé que le film ne parvenait pas à mener son concept au-delà de l'effet de style, ce qui s'est traduit chez moi par un faible ressenti de tension horrifique, encore plus quand la créature est révélée. Bon, on a tout de même envie de saluer l'effort de ce jeune réalisateur et de conserver les aspects réussis, d'autant que l'écoute postérieure d'avis et de critiques me ferait réévaluer à la hausse des thématiques que j'avais loupées (très bonne analyse sous le prisme du labyrinthe et du Minotaure de Amélie du podcast Jumpscare). Un film sans doute à revoir.
Re: Backrooms - Kane Parsons (2026)
et leur jeuvideo fait aussi penser à d'autres bien sûr, les Silent hill, Rules of engagement, Control, ...
"SCP-3008 est un magasin Ikea dont l'intérieur s'étend à l'infini et où les clients perdent leur chemin et restent piégés. Ces clients ont formé une proto-société et sont forcés de se défendre contre des monstres humanoïdes (appelés SCP-3008-2) à l'apparence d'employés du magasin sans visage et aux membres disproportionnés et qui deviennent agressifs seulement pendant la nuit["
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Re: Backrooms - Kane Parsons (2026)
je ne connaissais rien du film, n'en attendais rien de particulier - et de voir quelque chose de tres symptomatique de nos années actuelles. A savoir des frustrations, masculinité toxique, rétro-nostalgie 90's, paranoia digitale, univers alternatifs, minimalisme. Cette couleur jaune pisseux ici permanente qu'on retrouvait deja dans Obsession, par exemple. Mais avec un univers bien différent.
Des jalons presents ca et la donnent des indices (la roue du pirate qu'on retrouve sur le fronton du magasin, puis insérés dans les murs et plafond dans l'univers d'a cote) qui permettent de livrer des informations partielles sur là où va se porter le film et son fil narratif. Une réalité qui se dissout dans la désorientation, qui cache un mal être general - ou un univers connu et personnel devient étranger jusqu'a tout remettre en question, crise existentielle a la fois chez Chowetel Eijiofor, mais renforce par une Renate Reinsve pilier de l'ensemble, qui se perd - au propre comme au figure - dans cette réalité alternative. les thématiques sont aussi diablement bien pensées, Eijiofor un architecte raté (i.e architecture des lieux) et Reinsve une psychanalyste (architecture du cerveau).
Si on passe une fin qui contredit l'ambiguïté générale, et qui ouvre la porte a 5698 suites voire plus, on tient un film sur les anxiétés contemporaines, les peurs personnelles et collectives de quelque chose de terrifiant qui peut se révéler beau à la fois.
De voir de telles qualités pour un premier film, pour un gars aussi jeune, vraiment bravo. Et tellement éloigne de la grammaire visuelle qu'on nous rabâche, un peu comme Obsession, en fin de compte.
Je me disais après le film qu'il allait avoir enormement de mal pour être aussi original par la suite (voir ce qui est arrive aux auteurs de Blair Witch, syndrome parfait du "one hit wonder"). En espérant que cela ne lui arrive pas car ca fait beaucoup a porter sur les épaules.
Des jalons presents ca et la donnent des indices (la roue du pirate qu'on retrouve sur le fronton du magasin, puis insérés dans les murs et plafond dans l'univers d'a cote) qui permettent de livrer des informations partielles sur là où va se porter le film et son fil narratif. Une réalité qui se dissout dans la désorientation, qui cache un mal être general - ou un univers connu et personnel devient étranger jusqu'a tout remettre en question, crise existentielle a la fois chez Chowetel Eijiofor, mais renforce par une Renate Reinsve pilier de l'ensemble, qui se perd - au propre comme au figure - dans cette réalité alternative. les thématiques sont aussi diablement bien pensées, Eijiofor un architecte raté (i.e architecture des lieux) et Reinsve une psychanalyste (architecture du cerveau).
Si on passe une fin qui contredit l'ambiguïté générale, et qui ouvre la porte a 5698 suites voire plus, on tient un film sur les anxiétés contemporaines, les peurs personnelles et collectives de quelque chose de terrifiant qui peut se révéler beau à la fois.
De voir de telles qualités pour un premier film, pour un gars aussi jeune, vraiment bravo. Et tellement éloigne de la grammaire visuelle qu'on nous rabâche, un peu comme Obsession, en fin de compte.
Je me disais après le film qu'il allait avoir enormement de mal pour être aussi original par la suite (voir ce qui est arrive aux auteurs de Blair Witch, syndrome parfait du "one hit wonder"). En espérant que cela ne lui arrive pas car ca fait beaucoup a porter sur les épaules.
Oh really? Well then I'm sure you wouldn't mind giving us a detailed account of exactly how you concocted this miracle glue, would you ?




